L’avent

http://islandinthegrove.blogspot.com/2008/11/christ-king-today-is-solemnity-of.html
désigne la période des quatre semaines qui précèdent Noël et permettent aux fidèles de se préparer à célébrer cette solennité; étymologiquement ce terme signifie “avènement” (adventus en latin). Primitivement, il désignait la fête même de l’avènement de Notre Seigneur. Ce n’est que depuis le Vème siècle que ce mot ne s’applique plus qu’aux jours de recueillement et de prière précédant Noël.

Les pratiques et dispositions prescrites par l’Eglise à cette occasion ont variées aux cours des âges; par exemple, au VIème siècle, un décret du concile de Tours (566) , obligeait les religieux à jeûner trois fois par semaine de septembre à novembre, ainsi que tous les jours du mois de décembre jusqu’à la Noël.

En occident, à l’exception de certains ordre religieux d’observance traditionnelle, les austérités qui consacraient, jadis, ce saint temps, se sont peu à peu adoucies jusqu’à disparaître. Toutefois, la liturgie, par son contenu (nature des textes) et sa forme (couleur des ornements), nous rappelle que même si l’attente est joyeuse, elle doit néanmoins s’accomplir dans un esprit de pénitence , préalable indispensable pour parvenir au recueillement et dispositions d’esprit nécessaires à la célébration de cette solennité.

La durée  de l’avent, non plus,  n’était pas la même dans toute la chrétienté, elle variait généralement de quatre à six semaines, ce n’est que vers le XIIIème siècle que la majeure parties des églises latines d’occident opteront définitivement  pour une durée de quatre semaines.  Il n’en est pas de même partout, de nombreuses églises orthodoxes ou orientales entrent en préparation dés avant la mi-novembre.

D’après certains commentateurs et théologiens, ces quatre dimanches représentent les quatre mille ans  qui ont précédés la venue de Notre Seigneur . Quarante siècles durant lesquels les hommes se détournèrent progressivement de leur Créateur. La notion de Dieu s’étant altérée, il était inévitable que le morale se corrompît  . L’ensoleillement décroissant de cette période de l’année figurerait donc  la perte de la Lumière Divine . Mais, au moment même où l’humanité touchait presque l’abîme, voici que la LUMIERE, illuminant toute chose en ce monde, descendait du  Ciel pour tout régénérer. Même si, depuis les travaux du savant israélien Shemaryahu  Talmon  portant sur les manuscrits de la grotte  de Qumran, nous avons la quasi certitude que Notre Seigneur est bien né un vingt-cinq décembre, et que, d’après les écrits de l’historien Sixte Jules “l’africain”, datant de l’an deux-cents vint et un de notre ère, les premiers chrétiens célébraient déjà l’annonciation le vingt-cinq mars, soit, précisément, neuf mois avant le vingt-cinq décembre,  il  est difficile de ne pas faire de rapprochement avec les célébrations païennes du solstice d’hiver. Qu’est-ce à dire, Que l’Eglise occulterait quelque vérité pour “enjoliver” une réalité par trop “prosaïque”? Bien évidement il n’en est rien , mais dans cet occident tout fraîchement christianisé et encore très imprégné de paganisme, il fallait bien user d’analogies et de symboles que le “vulgum pecus” soit à même de s’approprier. N’oublions pas non plus que certains païens pressentirent , comme par Révélation Divine, la Rédemption du genre humain , comme l’attestent , par exemple, ces vers de Virgile: ” Les derniers temps prédits par la sybille arrivent enfin!” “… avec le règne de Saturne la justice va renaître, car une nouvelle race descend du Ciel. La naissance de cet Enfant va clore l’âge de fer et inaugurer dans le monde un âge d’or. Qu’il soit donc l’objet de tous tes soins, chaste Lucine.”

La liturgie de l’ Avent, si nous voulons  correctement l’appréhender ,  figure les trois avènements de Jésus-Christ : le premier dans l’infirmité de la chair au milieu du peuple juif, le second, en esprit et vertu , il s’opère en chacun de nous, pourvu toutefois que nous soyons aptes à LE recevoir (StBernard). Le troisième enfin dans la gloire et la majesté, à la fin des temps, lorsqu’ IL jugera toute chose avec équité, TERRIBLE jour que celui-là…

Il nous faut donc préparer la solennité de Noël dans un esprit de pénitence et de gratitude, en effet, depuis la Faute originelle, nous avions, en la personne du premier homme, Adam, mérités d’être, à jamais, bannis du Ciel. Le Verbe de Dieu s’est fait Chair, a souffert, est mort, et de quelle mort! Pour nous racheter. A cette occasion, toutes nos pensées ne devraient être que reconnaissance  et amour envers Notre  Créateur et Rédempteur !

 

Bonnes, Saintes et heureuses fêtes de fin d’année à tous.

 

 

Charles Meret Zolver

“Si Notre Seigneur ne règne pas par les bienfaits de sa présence, il règne néanmoins par les méfaits de son absence (cardinal Pie)

PERE JACQUES HAMELCette citation en exergue, en guise de titre à notre “billet d’humeur” de ce mois, qui sera consacré, vous vous en douterez chers lecteurs, à l’acte inqualifiable commis à Saint -Etienne du Rouvray.

Il s’appelle Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de la paroisse de Saint Etienne du Rouvray , non loin de Rouen, en Seine Maritime; et c’est à dessein que nous employons  le présent pour le désigner, puisqu’il vient d’entrer en son éternité de la manière la plus glorieuse qui soit, celle du martyr, ne doutons pas que des myriades d’anges aient accompagnés son âme auprès des Trônes de Notre Seigneur et de la Très Sainte Vierge Marie,  Reine du Ciel.

Le père Jacques Hamel est né en 1930 à Darnétal, commune de Seine Maritime, il a été ordonné prêtre en 1958. Il était, officiellement, à la retraite depuis une dizaine d’années, mais, conscient de la crise des vocations sacerdotales, il  avait décidé, malgré son âge, et tant que son état de santé le lui permettrait de rester au service des fidèles,  son oblation aura donc été complète. Pour le moment, notre devoir est de prier pour le repos de son âme ,  mais,  Dieu seul le sait  pour le moment , viendra-t- il  un temps où tout chrétien pourra l’invoquer.

La noblesse de la mort de ce saint homme ne doit pas, pour autant, nous faire oublier que l’acte immonde perpétré dans ce saint lieu constitue la pire forme de profanation, après celle des Saintes espèces, de sacrilège, qui se puisse concevoir, puisque , rappelons le , le Saint Sacrifice de la Messe est le renouvellement, non sanglant, du Sacrifice de Notre Seigneur, seul Vrai Prêtre et pontife par Excellence. Le prêtre est donc un autre Christ, il se “substitue” à lui par vicariance. Attaquer un prêtre, et de quelle manière, c’est viser la personne même du Christ.

On a pu lire, ça et là, et pas seulement dans la presse dite “bien pensante”, celle qui manie la doxa, que cet acte avait pour but premier de semer la discorde entre les différentes “communautés” et de réamorcer  des antagonismes et conflits confessionnels. Certes, si comme son  nom l’indique, le but du terrorisme est de propager la terreur, l’assassinat d’un prêtre catholique durant le Saint Sacrifice de la Messe, par des fanatiques adeptes du mahométanisme,  à une tout autre  portée et vise d’autres objectifs . En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les musulmans, et tout particulièrement ceux  qui organisent, planifient ces actes  immondes, possèdent une bonne connaissance de la doctrine catholique, plus complète même, que bon nombres de pratiquants de l’Eglise romaine…

Rappelons- le , même si les mahométans croient un dieu unique qu’ils nomment “Allah” et que Jésus est mentionné dans le Coran sous nom de “Fils de Marie” et est considéré comme un prophète , le “Jésus” de la révélation coranique n’a plus rien à voir avec celui des Saints Evangiles, il n’a pas souffert sur la Croix,  n’est pas Dieu, ni même son fils , puisqu’ à Dieu “Rien ne peut être associé”, en conséquence, il n’y a pas de rédemption au sens auquel nous l’entendons, Dieu est unique et inconnaissable, l’essence divine ne peut contenir plusieurs  personnes, négations de fait du dogme de la Trinité, assimilée à une forme de polythéisme, La Très Sainte et Adorable Trinité figure même au nombre des neuf choses impures mentionnées dans une sourate du Coran  au même titres que les  excréments et la semence humaine .   L’on peut donc considérer que l’Islam est en quelque sorte l’antithèse du christianisme et qu’objectivement  nous n’adorons pas le même dieu, ce qui, vous en conviendrez chers lecteurs, est très lourd de conséquences… Remémorons-nous à ce propos les paroles de Notre Seigneur: “Je suis La Voie, Je Suis le Chemin”, “qui n’est pas avec Moi est contre Moi, qui ne rassemble pas AVEC Moi , disperse…”, “il viendra beaucoup de faux prophètes…”, “… si Jésus-Christ n’est pas  ressuscité notre foi est vaine… (St Paul)…

En conséquence, chaque croyant musulman, se doit , lors des cinq prières quotidiennes de réciter la “Chahada”, sorte d’abrégé, de condensé de  doctrine islamique, qui dit en substance ceci: “j’atteste qu’il n’ y a de Dieu que Dieu et que Mahomet est son Prophète”. Le fameux “Allah’ouakbar” ne signifie pas “Dieu est Grand”, mais plutôt Dieu est l’Unique, il s’agit donc bel et bien d’une négation implicite de la Trinité.   Si donc, chrétiens et musulmans n’adorent pas le même dieu et que le Dieu Véritable est bien la Très Sainte et Adorable Trinité, dont la seconde Hypostase à pris Chair en la Personne de Notre Seigneur Jésus-Christ, Vrai Dieu et Vrai Homme, que peuvent donc adorer  les musulmans…

Croyez-bien, chers lecteurs, que mon propos n’est pas de jeter le discrédit sur 1MM et 300 millions de croyants. Seulement, pour avoir fréquemment échangé avec nos compatriotes de confession musulmane,  il ressort de nos entretiens que la majorité d’entre eux nous considèrent comme des idolâtres. Ainsi, quand deux insatanisés   font irruption dans une  église catholique au moment de la Consécration et peut-être même après la Transsubstantiation,  récitent des versets du Coran, égorgent, comme un animal et comme par manière de sacrifice, le prêtre en train d’officier; il signifient par ce geste, que Notre Seigneur n’est pas Dieu et que ni le sacrifice ni le sacrificateur ne sont en quelque sorte “purs” et valides.  Un tel acte constitue en quelque sorte, une sorte de messe “à rebours”, un holocauste” à satan et pourrait même s’ils ont pleine advertance et conscience de ce qu’ils font, constituer un authentique cas de  péché contre l’Esprit, le seul que l’Exorable ne pardonne pas…

Dans une société qui n’a plus aucun repère, plus aucune notion de la Transcendance, où l’homme est divinisé et les principes les plus élémentaires foulés aux pieds; comment s’étonner, dés lors, que la place laissée vide par “l’absence” de Dieu soit occupée par son adversaire.

Plus que jamais, il nous faut nous réarmer spirituellement, acquérir une solide formation doctrinale, prier le Très Saint Rosaire en famille, en un mot, redevenir le Sel de la Terre.

 

 

 

Charles MERET ZOLVER