Victoire du Brexit : les sujets de sa Majesté ont choisi “le vent du large”!

brexit-11550296hnkzpLa journée du 24 juin 2016 marquera un tournant historique dans la (re, dé)- construction (les partisans ou détracteurs de l’U.E choisiront le préfixe qui leur convient…) européenne.

Leçon de démocratie ou replis nationaliste frileux suivant que l’on soit eurosceptique ou bien favorable à la dissolution des peuples, ce choix ne peut laisser indifférent et pose probablement plus d’interrogations qu’il n’apportera de réponses, tout du moins dans un avenir immédiat, tant il est vrai que l’euro-scepticisme progresse au sein des membres fondateurs de la construction  européennes, et même des nouveau entrants, ces derniers étant, du fait de leur outil industriel  inadapté, davantage dépendants des subventions de l’U.E, mais , conséquence de 50 ans de soviétisme, moins perméables à la dictature du politiquement correct.

Même si la volonté de sortir de l’U.E, a pour pour principale origine, un rejet des choix de l’élite mondialisée en matière de politique migratoire, sociale, économique et culturelle, à y regarder d’un peu plus près, les motivations des eurosceptiques, à voter en faveur du Brexit, peuvent différer sensiblement en fonction des sensibilités idéologiques des électeurs, et plus encore suivant le milieu socio-professionnel au sein duquel il évoluent. En effet, on a trouvé des partisans et des adversaires du Brexit dans les deux principaux  partis traditionnels: travaillistes et  conservateurs, en ce sens ,l’ on pourrait dire que la question transcende les traditionnels clivages “droite-gauche” , mais là où l’analyse devient plus difficile et où l’on peut remarquer que les mentalités des britanniques et celles des “continentaux ” diffèrent sensiblement, c’est qu’une partie non négligeable des tenants de l’ultralibéralisme en matière de dérégulation des marchés et de libre-circulation des biens, a voté en faveur de la sortie de l’U.E, prétextant que, les pourtant très “atlanto-libérales” institutions européennes n’iraient pas encore assez loin en ce sens…

Toujours est-il,  qu’une semaine après le Brexit, le Footsie est à son plus haut niveau depuis le début de l’année, alors que Francfort et Paris dévissent. La Livre Sterling recule par rapport à l’Euro et au Dollar, ce qui, logiquement, devrait rendre les produits britanniques destinés à l’exportation, plus compétitifs que leurs équivalant élaboré dans la zone Euro. Quoiqu’il en soit, gageons que les financiers de Sa Majesté sauront faire de ce que certains auraient pu qualifier  d’opération hasardeuses une occasion de rebond pour l’économie du Royaume -Uni.

Bien évidemment, cette velléité d’émancipation des britanniques, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes  chez les tenants du fédéralisme et plus encore chez certains industriels d’outre-Rhin, notamment ceux de l’automobile; en effet, près de vingt pour cent  des automobiles fabriquées en Allemagne sont destinées au marché britannique, sans compter les nombreuses unités d’assemblage issues du pays de Luther et situées en terre anglicane…

D’une manière générale, le couple franco-allemand, “moteur” de l’Union Européenne, redoute un effet domino, en effet, la Suède, le Danemark et même les Pays-bas, pourraient emboîter le pas au Royaume-uni,  d’ailleurs, d’après une récente enquête, une majorité de néerlandais seraient favorables à la tenue d’un référendum. Il en est de même en France, il ne faut pas se voiler la face, compte tenu de la victoire du Brexit, de la récente crise des réfugiés, de la menace terroriste, de l’embargo russe qui pénalise lourdement nos agriculteurs et éleveurs à l’export, phénomènes qui sont très loin de se résorber, une majorité de nos compatriotes aspirent à ce que leur chère patrie  récupère tout ou partie de sa souveraineté, tout du moins le contrôle de ses frontières et, celui  très régalien, de battre sa propre monnaie.

Personne n’oserait affirmer que la France peut vivre en autarcie, nous avons besoin des autres . Toutefois, contrairement à ce qu’affirment certains médias, passés maître dans l’art de manier la doxa, les grandes réussites industrielles et technologiques : Airbus, Ariane …etc… n’ont strictement rien à voir avec les instances supranationales de l’U.E, mais sont le résultat d’accords bi ou multilatéraux.

Plus que jamais, l’union reste à faire,  tant les périls qui nous menacent sont imminents,  mais, nous ne pourrons en venir à bout qu’en mettant nos forces en commun, en faisant l’union autour de racines, chrétiennes, communes , voir d’un substrat ethnique , que, soit dit en passant, nous partageons avec la Russie …Une Europe unie, oui, autour de la Croix, mais une Europe des patries , de l’Atlantique à l’Oural comme le souhaitait le Général de Gaulle ; pas un agrégat de peuples sans âme à la merci d’instances supranationales à la solde d’apatrides oligarques. Une Europe renouant avec le bon vieux principe de subsidiarité et du droit des peuples  à disposer d’eux-mêmes. Une Europe fière de son passé, mais résolument tournée vers l’avenir. Une Europe conquérante, chrétienne et prométhéenne à la fois!

 

Charles MERET  ZOLVER