SaintePhilomène une “rescapée” des catacombes

Même si sainte Philomène jouit encore d’une certaine popularité, notamment en terre italienne, force est de constater qu’elle n’est plus autant invoquée et priée qu’elle  a  pu l’être à l’époque du Saint Curé d’Ars, qui se plaisait à l’invoquer dés qu’un obstacle matériel ou spirituel résistait à sa simple prière.

Pourquoi cette désaffection, tout du moins apparente ?  Une des nombreuses causes semble être le fait, qu’après le concile de Vatican II, de nombreux Saints Martyrs de l’Eglise des premiers temps du christianisme, aient été retirés du calendrier au profit de “figures spirituelles” plus contemporaines. Pourtant, au cours de l’histoire, une multitude de saints, pontifes et simples croyant, attestent par un nombre incalculable de Grâces et de faits extraordinaires, obtenus par l’intercession de Sainte Philomène, qu’elle est une puissante auxiliatrice.

Que sait-on au juste de la vie de Sainte Philomène et de ses origines ?

A vrai dire pas grand chose; elle était semble-t-il de noble lignage puisqu’elle était la fille du roi d’un petit état Grec , sa mère, elle aussi était d’ascendance royale. Ils étaient tous deux païens et se désolaient de ne pas avoir de descendance. Ils pensaient, naïvement, qu’en redoublant de prières et de sacrifices à leurs idoles leur désir d’enfant serait comblé; les années passèrent, mais rien ne se produisit. Or, non loin de leur palais vivait un citoyen romain, un certain Publius, converti au Vrai Dieu et menant une vie exemplaire ; pris de compassion pour leur aveuglement spirituel, il les instruisit des vérités de la Vrai Foi et leur promis que, s’ils se convertissaient et se faisaient baptiser, leur désir d’enfant serait exaucé, ce qui, une foi le sacrement reçu, ne manqua pas de se produire le dix janvier de l’année suivante. L’enfant naquit et reçu le nom de “lumena”, qui fut complété , plus tard au moment de son baptême, pour devenir “philumena”, “qui aime la lumière”…

Ses parents, qui lui étaient très attachés, l’accompagnèrent à Rome  alors qu’elle entrait dans sa treizième année dans le but d’entamer des pourparlers de paix avec l’empereur. L’empereur consentit à la paix  à la seule condition que Philomène, dont la beauté l’avait subjugué, devint sa femme. Ses parents ne s’opposèrent pas à la demande de l’empereur, mais Philomène, qui avait fait vœux de se préserver de toutes souillures pour la vie, refusa net. Son père, devant l’importance de l’enjeu, essaya de la convaincre de consentir au mariage, l’empereur lui-même, lui rendit de quotidiennes visites sans plus de résultat. De plus en plus excédé par sa Sainte obstination à se préserver de toute souillure charnelle, l’empereur la fit emprisonner et enchaîner dans une tour.

Durant sa captivité Philomène n’avait de cesse d’invoquer la Très Sainte Vierge Marie. Le trente-septième jour de sa captivité , la Reine du Ciel lui apparut portant son Divin Fils et lui révéla que sa captivité, en cette tour, devait se prolonger encore trois jours pour aboutir à des supplices bien plus cruels encore,  qui se termineraient par le Témoignage Suprême du Martyr pour la plus grande gloire de Notre Seigneur.  Notre Dame lui assura même qu’au moment du supplice, privilège insigne, elle serait assisté de l’Archange Gabriel .

Elle fut liée à un pilier, puis cruellement flagellée. L’empereur voyant qu’elle était à l’agonie la fit ramener dans sa geôle pour y mourir. Là deux anges du Seigneur la guérirent miraculeusement.  Malgré cette intervention Divine, l’empereur persista dans son endurcissement et ordonna qu’on lui attachât une ancre de fer autour du cou, puis qu’on la précipitât dans le Tibre . Là encore Notre Seigneur manifesta sa Toute Puissance et missionna deux de ses anges pour couper la corde de l’ancre qui entravait et lestait le corps de la Petite Martyre. Philomène ressortit de l’eau son vêtement parfaitement sec. Ce Prodige ne manqua pas d’émouvoir plusieurs personnes de l’assistance qui se convertirent. Malgré ces manifestations extraordinaires, Dioclétien persistait dans sa rage et son aveuglement et déclara qu’elle était une sorcière, il ordonna que l’on perçât Philomène de flèches et que l’on réitéra le supplice jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais à chaque tentative des bourreaux de décocher un trait, la flèche refusait littéralement de se laisser propulser par l’arc; l’empereur ordonna même que l’on fit chauffer les flèches à blanc , mais là encore, rien n’y fit.

Devant tant de prodiges, de plus en plus de témoins, stupéfaits, se convertirent . La Divine Providence ayant décidé que le destin de Philomène était accompli, elle permit que la petite Sainte fut enfin mis à mort, par décollation, ce qui fut fait un vendredi après midi à trois heures…

Nous n’évoquerons pas ici, tant ils sont nombreux, les miracles et faits extraordinaires généralement attribués à cette sainte, une recension en serait d’ailleurs, totalement impossible. Mentionnons simplement que le Saint Curé d’Ars ainsi que le Saint Padre Pio avaient tous deux, pour la petite martyre, une très grande dévotion et qu’ils ont obtenu par son intercession de nombreux miracles.  Nous nous contenterons de dire que  sainte  Philomène est , à l’instar d’une Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, une véritable “formule 1 du calendrier” et que nous ne saurions trop vous conseiller d’avoir recours à la puissante intercession de ce “bolide de la sainteté”.

Hodie Christus natus est.

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Honorer la Nativité de Notre Seigneur est pour les chrétiens, en quelque sorte, une évidence; Noël est même la fête la plus populaire dans le monde occidental. Dans de nombreux pays son arrivée se prépare plusieurs mois à l’avance. Son retentissement est tel qu’elle en arrive même à éclipser les autres solennités comme l’Epiphanie et la Résurrection de Notre Seigneur.

Mais Noël a-t-elle toujours été le point d’orgue de l’année liturgique, depuis quand est-elle célébrée?

A l’échelle de l’ère chrétienne cette solennité n’est pas si ancienne que l’on pourrait le croire; en effet, durant les trois premiers siècles, les fidèles ne célébraient qu’une seule fête : celle de la Pentecôte. En ce temps là, le terme “Pentecôte” ne signifiait  pas seulement la descente de l’Esprit Saint, mais  la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur ainsi que les cinquante jours qui l’ont suivi. Chaque dimanche était considéré comme une fête par la célébration de la Sainte Messe, renouvellement non sanglant, du Sacrifice de Notre Rédempteur présent réellement dans la Sainte Eucharistie. Le point d’orgue de l’année liturgique étant la commémoration du temps pascal avec le baptême des  catéchumènes.

D’une manière générale, dans les premiers temps de l’Eglise, l’on mettait moins l’accent sur les faits historiques que sur le progrès spirituel des fidèles .

Ce n’est que vers le  quatrième siècle que se popularisa l’idée de célébrer la Nativité et la visitation des Mages. C’est d’ailleurs aux chrétiens de Jérusalem que l’on doit ces pratiques, chaque église de la Cité Sainte ayant coutume de célébrer les faits les plus marquants de la Vie de Notre Seigneur sur les lieux mêmes où ils se sont accomplis.

C’est Rome qui, la première, solennisa la Nativité dont la célébration fut fixée au vingt-cinq décembre.   Si nous considérons la période de l’année et les croyances, païennes en usage à l’époque, il est impossible de ne pas faire le rapprochement avec le solstice d’hiver, célébré sous le nom de Sol Invictus, ainsi que les Saturnales romaines ( C.F notre article sur l’épiphanie de 2016).

A l’origine, la fête n’était pas célébrée sous le terme de “Nativité” mais d’Epiphanie, (manifestation)  Notre  Seigneur se manifestant à travers plusieurs événements  antérieurs à sa Vie Publique, tels que Sa Naissance, l’ adoration des Mages, Son  Baptême.

La double commémoration de la Nativité et de l’adoration des Mages devint très vite l’occasion avec, plus tard, la vigile pascale, l’occasion d’administrer le baptême aux nouveau croyants.

C’est le pape Jules 1er qui, au quatrième siècle, fixa définitivement la célébration de la Noël au vingt-cinq décembre.

N’étant ni historien, ni exégète, nous ne prendrons pas part à  ces controverses dépourvues de sens, spirituel, sur la date de  naissance, avérée ou  supposée, de Notre Seigneur ; tant il est vrai que seul importe vraiment la fidélité à son Enseignement.

Tout comme les chrétiens des premiers siècles qui  devaient, dans une ardente charité, pratiquer le bon zèle pour  se démarquer d’un environnement encore très imprégné de paganisme, nous aussi nous devons dans une société presque totalement déchristianisée  et matérialiste, demeurer ferme dans la Foi et redevenir le Sel de la Terre.

Sainte Odile, une auxiliatrice pour notre cécité intellectuelle.

Sainte Odile dominant la vallée de Niedermunster (archives personnelles de l’auteur)
Source jaillie miraculeusement du rocher sur les prières de la Sainte.

Chaque année, tous les treize décembre, l’Eglise Catholique fait mémoire de Sainte Odile. Elle est la Sainte Patronne des aveugles et des malvoyants.

Odile de Hohenbourg, née vers 660-662 et morte en 720, était la fille d’ Etichon (ou Adalric), duc d’Alsace. Nous ne possédons que peu d’éléments de sa vie terrestre, il existe bien une hagiographie datée du Xème siècle mais très peu fiable car romancée.

Odile est la première née d’Etichon, personnage d’un naturel  violent et cruel. C’est une enfant qui naît aveugle et chétive. Son père, dépité, ordonne de la faire mourir. Sa mère, Bethswinda, l’en  dissuade. Elle confie alors l’enfant à une nourrice. Plus tard, la petite Odile rejoindra les soeurs de Palm dans le duché de Bourgogne.

Elle est baptisée à l’âge de douze ans par Erhardt, l’évêque de Ratisbonne, c’est alors qu’elle recouvre miraculeusement la vue.

Quelques temps après, Odile désire rentrer chez ses parents, son frère cadet , malgré l’interdiction formelle de son père, décide de la chercher . Etichon, voyant que son fils lui a désobéi, pris d’un accès de fureur, le frappe mortellement. Odile se précipite vers le corps inanimé de son frère et ne peut que constater son décès. Elle lève alors les yeux au Ciel et prie avec une incroyable ferveur, c’est alors que le miracle se produit, son frère revient à la vie. Son père, saisit par le repentir , tolère désormais sa présence. Il décide alors de la marier à un jeune prince, Odile, par amour du Bon Dieu, refuse. consécutivement à  l’obstination paternelle, elle se voit contrainte de fuir à nouveau. Etichon la poursuit jusqu’en Forêt Noire aux alentours de Freiburg. C’est  là que, selon la tradition, un rocher se serait miraculeusement ouvert , permettant à la sainte de s’y réfugier.

Quelques années plus tard, Etichon devenu âgé et malade, considérant tout le mal qu’il a commis, aidé en cela par Saint léger, évêque d’Autun et parent proche , est pris de remords, il prend la décision de faire don à sa fille du château de Hohenbourg. C’est là qu’ Odile fondera sa première congrégation religieuse féminine soumise à la règle de Saint Augustin. Très rapidement, devant le nombre de vocations suscitées, la Sainte fondera un second monastère, soumis cette fois à la règle bénédictine  à  Niedermunster.

C’est en se rendant au second monastère qu’elle va faire la rencontre d’un mendiant aveugle et assoiffé, là elle frappera le rocher duquel jaillira une eau fraîche et bienfaisante, qui dés lors, ne cessera de couler.

Les supplications incessantes d’Odile obtiendront de Dieu la Grâce de la conversion de son père, qui repose d’ailleurs non loin de sa fille dans la Chapelle du Tombeau ( à cet égard un écriteau rappelle au pèlerin de prier pour la délivrance des flammes du purgatoire de l’âme d’Etichon).

 

Le Mont Sainte Odile: un Haut lieu Magique et Sacré à la fois.

 

La Montagne de Sainte Odile est un  haut  lieu de spiritualité puisque l’on y fait mémoire de la Sainte, célèbre la Sainte Messe et pratique l’adoration perpétuelle , mais elle est aussi, ce que les géobiologues appellent, un haut lieu “cosmo-tellurique” ou “magique”. C’est à dire un lieu vers lequel convergent les énergies du ciel et de la terre. Les primo-habitants (proto-celtes) de cette région, avaient une connaissance intuitive et empirique de ces phénomènes boudés par la science “officielle”, ils ont d’ailleurs construit une enceinte appelée Mur Païen  autour de ce haut- lieu pour, semble-t-il, en délimiter les contours. D’autres éléments d’architecture semblent avoir été érigés pour se comporter comme des émetteurs- récepteurs, sortes “d’antennes ” cosmiques, ou plus exactement comme certains mégalithes disposés sur des points bien précis de résurgence tellurique, un peu comme un acupuncteur placerait ses aiguilles sur certains méridiens. N’étant aucunement spécialisé dans ces domaines nous arrêterons ici nos considérations géobiologiques et ne pouvons que renvoyer le lecteur  à une littérature plus qu’abondante sur ce sujet.

Toujours est-il que Sainte Odile, âme privilégiée s’il en est, a depuis sa naissance, toujours  été l’objet de Grâces et faveurs célestes absolument extraordinaires ; et, que nous ne devons, sous le prétexte que les documents relatant sa vie et ayant une valeur réellement  “historique “, sont extrêmement peu nombreux et fragmentaires, occulter  le Surnaturel (au sens plein , noble et divin du terme) qui a émaillé sa vie. Malheureusement, de nos jours , bon nombre de catholiques, y compris des  ecclésiastiques de haut rang, happés par le matérialisme ambiant, ont dénaturé, vidé de sa substance le catholicisme. Ils ont transformé la Religion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celle des Saints Mystères, en une sorte d'”humanisme spiritualiste”.

Avec l’intercession de Sainte Odile, redécouvrons la Foi des anciens  faite de renoncements, de sacrifices et d’abandon total en la Divine Providence et méditons le témoignage de sa vie, d’une grande actualité.

Sainte Odile, priez Dieu de nous accorder la claire vision spirituelle, intellectuelle et physique…

La Résurrection de Notre Seigneur

Christ est ressuscité  Pour tous les authentiques chrétiens, Pâques a toujours été, est et restera la solennité des solennités, le Jour du Seigneur par excellence; et Il ne peut en être autrement, puisqu’on y célèbre la plus éclatante manifestation de Dieu : à savoir, la seconde Hypostase divine, le Verbe de Dieu fait Chair, se ressuscitant Lui-Même, attestant de la manière la plus irréfutable qui soit, l’Origine Divine de Sa Personne, de Sa Mission, de Sa Doctrine et de Ses Oeuvres.

Ce furent les apôtres qui instituèrent eux-même cette solennité en donnant son nom au premier jour de la semaine et en transférant au dimanche toutes les obligations et prescriptions de la Loi Mosaïque se rapportant à la célébration du Sabbat.

Le terme même de “Pâques” est d’origine hébraïque ( Pessa’h) et signifie, originellement, “sauter ou passer au-dessus”. La Pâques juive, rappelons-le, est la commémoration de la délivrance d’Israël du joug égyptien et par extension du paganisme; elle comporte des épisodes bibliques universellement connus : la passage de l’Ange Exterminateur frappant de mort tous les premiers nés des égyptiens, la traversée miraculeuse, à pieds sec, de la Mer Rouge, préalable à la prise de possession de la Terre Promise par le Peuple Elu.   Tous les israélites désirant échapper aux coups vengeurs de l’Ange Exterminateur devaient au préalable consommer l’agneau pascal selon les prescriptions divine et marquer de son sang leurs demeures.
Ainsi, l’agneau pascal de l’Ancienne Alliance préfigurait-il, le Sacrifice par Excellence, celui de Notre Seigneur, l’Agnus Dei, qui nous réconcilie avec Dieu et nous ouvre, à nouveau, les portes du Ciel.

Les Saintes Ecritures ne nous indiquent pas l’instant précis de la Résurrection de Notre Seigneur, tout au plus sait-on qu’elle eut lieu le troisième jour, à l’aurore, un peu avant la levée du soleil. Il n’est pas non plus précisé la manière dont s’opéra ce Prodige. Toutefois, certaines âmes privilégiées, notamment la bienheureuse Ann-Kathrin Emmerich*, auxquel Dieu fit découvrir certains de ses “Arcanes”, nous décrivent la réintégration du Corps du Sauveur par son Âme, filant, telle une étoile à la vitesse de l’éclair.

Le saint Jour de Pâques est un jour de réjouissance, puisqu’il représente le but ultime, l’accomplissement de notre foi en tant que chrétiens. Saint Paul, même nous le rappelle : “…Si le Christ n’est pas ressuscité notre foi est vaine…”. Par Sa Passion, Sa Mort et Sa Résurrection, le Sauveur arrache les ELUS à l’esclavage du péché et à l’emprise de la mort. Sa résurrection est aussi le gage d’une vie nouvelle dans ce monde comme dans l’autre.

Dans le Pater Noster, nous prions Dieu qu’Il fasse advenir son Règne et qu’Il fasse que  Sa Volonté soit faite “…sur la terre comme au Ciel…”.
Le dimanche de Pâques représente l’accomplissement de cette promesse sous la forme de l’Eglise, en tant qu’institution, figurant de manière tangible, le Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus- christ et de manière analogique les Hiérarchies et Puissances Célestes.

Cette promesse d’une “nouvelle vie en Jésus-christ” est aussi une des raisons pour laquelle les nouveaux convertis, les catéchumènes, sont généralement baptisés, et autrefois confirmés, durant la Vigile Pascale. Leur baptême, en cette solennité si singulière, par analogie à la Mort et à la Résurrection du Sauveur, figure leur mort au péché et leur nouvelle vie en Jésus-Christ.

La fête de Pâques étant l’acmé, le “point culminant”, l’aboutissement de l’année liturgique, à cette occasion, très logiquement, l’Eglise nous demande, comme l’on disait naguère, de “faire nos Pâques, c’est à dire, de confesser nos péchés et de recevoir humblement Notre Sauveur sous la forme du Pain Transsubstantié.

La résurrection de Notre Seigneur n’est pas qu’un simple événement qui s’est produit à un instant “T” de l’Histoire, elle est, si nous pouvons dire, d’une “actualité permanente”, en ce sens que le Christ est ressuscité Corps et Âme , qu’il vit dans un éternel présent  à nos côtés,  dans tous les tabernacles de la Terre ainsi qu’au Ciel.

Comme nos frères chrétiens d’orient, aimons à  dire et répéter :

-Le christ est ressuscité, Alleluiah !

– Il est vraiment ressuscité!

 

 

 

Christus vincit!

Christus regnat!

Christus imperat!

 

 

 

 

 

* les visions d’Ann-Kathrin Emmerich sont disponibles aux éditions Téqui.

Saint Charbel Makhlouf : transparent de Dieu.

st.-charbel-makhlouf-1024x675Pour ces quelques lignes consacrées à une des plus grandes figures mystiques de ces deux derniers siècles, nous nous permettons, en guise de titre, de paraphraser le titre de l’ouvrage*, hagiographique, de M. l’abbé Derobert consacré au saint Padre Pio; non pas que l’on puisse mettre totalement en parallèle l’existence terrestre de ces deux saints de l’Eglise, mais il faut bien admettre, que , nous avons, dans les deux cas, affaire à des êtres  hors du commun, totalement absorbés, perdus en Dieu…

Saint Charbel est né en 1828 dans les monts du Liban dans une petite localité nommée Bekaa Kafra. Ses parents, très pauvres, eurent en tout cinq enfants. Son père, muletier, réquisitionné par l’armée turque, mourut à la tâche en 1831 . Plus tard, sa mère épousa en seconde noce, un homme qui  intégra les ordres et devint le curé du village.

Ainsi, dés ses premières années, le jeune Youssef baigna dans une atmosphère de piété et de recueillement, en outre,  deux de ses oncles ayant embrassé la vie érémitique  , son chemin vers la sainteté semblait tout tracé… Il eut très tôt la responsabilité du troupeau familial qu’il emmenait non loin de la demeure de ses parents, à proximité d’une grotte dans laquelle il avait placé une icone de la Sainte Vierge, et où il aimait à rester des journées entières en oraison.

Ame prédestinée, il quitte en 1851  sa famille et débute son noviciat au monastère de Notre Dame à Mayfouq, plus tard,  il fut transféré au monastère Sant Maron à Annaya près de Beyrouth ; c’est là, en 1853, qu’il prononcera ses voeux perpétuels et prendra le nom de Charbel.

En vue d’accéder au sacerdoce,  Il fit ses études de philosophie et de théologie au séminaire Saint Cyprien et Justin à Kfifan, parmi les religieux qui  y enseignaient figurait le père Nimatullah Kassab qui sera également canonisé. Charbel sera ordonné six ans plus tard le 23 juillet 1859 , puis sera finalement renvoyé au monastère Saint Maron où il mènera l’austère vie de ses contemporains religieux vivant dans cette inhospitalière terre.

Bien qu’ayant toujours aspiré à la vie érémitique, ce n’est qu’en 1875 que le père abbé de la communauté lui accordera ce  privilège. En conséquence, il sera envoyé à la Chapelle des Saints Pierre et Paul dans un ermitage dépendant du monastère, c’est là, dans sa thébaïde, après avoir une dernière fois célébré le Saint Sacrifice, le 24 décembre 1898, qu’il  terminera sa très discrète vie terrestre.

Le Bon Dieu semblait désirer que Son Action , extraordinaire, au travers de cette âme privilégiée,  ne fût visible qu’après sa mort .

ll fut décidé de l’inhumer le jour  de la Nativité de Notre Seigneur. Son corps fut transporté au monastère, un des religieux ayant pris part à l’opération nous rapporte qu’avant le transport de la dépouille, les conditions météorologiques étaient exécrables, qu’il neigeait abondamment, que le ciel était rempli d’épais nuages noirs ne laissant rien présager de bon. Dés que l’on commença à déplacer le corps, la neige cessa et les nuages disparurent soudainement.

Plusieurs mois après son ensevelissement, des religieux constatèrent qu’un halo de lumière entourait sa sépulture, ils informèrent le père abbé qui ordonna que l’on fît ouvrir le tombeau, qui découvrit à la vue de tous un corps, malgré les aléas climatiques, parfaitement intact et préservé. Depuis ce jour, il fut également constaté qu’un liquide semblable à du sang, mais d’aspect sain et d’odeur agréable,  s’écoulait de la dépouille du saint. A ce jour, aucun scientifique n’est à même de déterminer une cause naturelle à l’origine de ces phénomènes.

Depuis sa mort, jusqu’ à l’année 1965,  la tombe de Saint Charbel  a été ouverte à cinq reprises; à chaque fois de nombreux témoins oculaires purent constater l’écoulement du mystérieux liquide et le parfait état de conservation du corps, comme s’il semblait encore en vie.

Phénomène étonnant , en 1976 il fut décidé d’ouvrir à nouveau le tombeau du saint, en présence notamment  du père Joseph Mahfouz, postulateur de la cause de béatification de Charbel auprès du Saint Siège et déjà présent lors de l’exhumation de 1965, cette fois là, le spectacle fut tout autre : le corps était complètement décomposé, il ne restait que le squelette.

Le 5 décembre 1965 le pape Paul VI déclara Charbel “Bienheureux” par son “ascétisme et son dépouillement qui lui permirent de libérer son âme des “chaînes” spirituelles entravant son chemin vers Dieu”. La canonisation du saint moine eu lieu le 9 octobre 1977 par le même pontife.

Depuis sa mort, on ne cesse d’attribuer à ce saint, qui passa totalement inaperçu de son   vivant, une quantité innombrable de miracles et de faits extraordinaires, à telle enseigne, que l’on peut dire de lui, qu’à l’instar d’une Sainte Thérèse de Lisieux “il passe son Ciel à faire du bien sur la Terre…”

 

 

 

*Padre Pio Transparent de Dieu aux éditions Hovine

L’avent

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désigne la période des quatre semaines qui précèdent Noël et permettent aux fidèles de se préparer à célébrer cette solennité; étymologiquement ce terme signifie “avènement” (adventus en latin). Primitivement, il désignait la fête même de l’avènement de Notre Seigneur. Ce n’est que depuis le Vème siècle que ce mot ne s’applique plus qu’aux jours de recueillement et de prière précédant Noël.

Les pratiques et dispositions prescrites par l’Eglise à cette occasion ont variées aux cours des âges; par exemple, au VIème siècle, un décret du concile de Tours (566) , obligeait les religieux à jeûner trois fois par semaine de septembre à novembre, ainsi que tous les jours du mois de décembre jusqu’à la Noël.

En occident, à l’exception de certains ordre religieux d’observance traditionnelle, les austérités qui consacraient, jadis, ce saint temps, se sont peu à peu adoucies jusqu’à disparaître. Toutefois, la liturgie, par son contenu (nature des textes) et sa forme (couleur des ornements), nous rappelle que même si l’attente est joyeuse, elle doit néanmoins s’accomplir dans un esprit de pénitence , préalable indispensable pour parvenir au recueillement et dispositions d’esprit nécessaires à la célébration de cette solennité.

La durée  de l’avent, non plus,  n’était pas la même dans toute la chrétienté, elle variait généralement de quatre à six semaines, ce n’est que vers le XIIIème siècle que la majeure parties des églises latines d’occident opteront définitivement  pour une durée de quatre semaines.  Il n’en est pas de même partout, de nombreuses églises orthodoxes ou orientales entrent en préparation dés avant la mi-novembre.

D’après certains commentateurs et théologiens, ces quatre dimanches représentent les quatre mille ans  qui ont précédés la venue de Notre Seigneur . Quarante siècles durant lesquels les hommes se détournèrent progressivement de leur Créateur. La notion de Dieu s’étant altérée, il était inévitable que le morale se corrompît  . L’ensoleillement décroissant de cette période de l’année figurerait donc  la perte de la Lumière Divine . Mais, au moment même où l’humanité touchait presque l’abîme, voici que la LUMIERE, illuminant toute chose en ce monde, descendait du  Ciel pour tout régénérer. Même si, depuis les travaux du savant israélien Shemaryahu  Talmon  portant sur les manuscrits de la grotte  de Qumran, nous avons la quasi certitude que Notre Seigneur est bien né un vingt-cinq décembre, et que, d’après les écrits de l’historien Sixte Jules “l’africain”, datant de l’an deux-cents vint et un de notre ère, les premiers chrétiens célébraient déjà l’annonciation le vingt-cinq mars, soit, précisément, neuf mois avant le vingt-cinq décembre,  il  est difficile de ne pas faire de rapprochement avec les célébrations païennes du solstice d’hiver. Qu’est-ce à dire, Que l’Eglise occulterait quelque vérité pour “enjoliver” une réalité par trop “prosaïque”? Bien évidement il n’en est rien , mais dans cet occident tout fraîchement christianisé et encore très imprégné de paganisme, il fallait bien user d’analogies et de symboles que le “vulgum pecus” soit à même de s’approprier. N’oublions pas non plus que certains païens pressentirent , comme par Révélation Divine, la Rédemption du genre humain , comme l’attestent , par exemple, ces vers de Virgile: ” Les derniers temps prédits par la sybille arrivent enfin!” “… avec le règne de Saturne la justice va renaître, car une nouvelle race descend du Ciel. La naissance de cet Enfant va clore l’âge de fer et inaugurer dans le monde un âge d’or. Qu’il soit donc l’objet de tous tes soins, chaste Lucine.”

La liturgie de l’ Avent, si nous voulons  correctement l’appréhender ,  figure les trois avènements de Jésus-Christ : le premier dans l’infirmité de la chair au milieu du peuple juif, le second, en esprit et vertu , il s’opère en chacun de nous, pourvu toutefois que nous soyons aptes à LE recevoir (StBernard). Le troisième enfin dans la gloire et la majesté, à la fin des temps, lorsqu’ IL jugera toute chose avec équité, TERRIBLE jour que celui-là…

Il nous faut donc préparer la solennité de Noël dans un esprit de pénitence et de gratitude, en effet, depuis la Faute originelle, nous avions, en la personne du premier homme, Adam, mérités d’être, à jamais, bannis du Ciel. Le Verbe de Dieu s’est fait Chair, a souffert, est mort, et de quelle mort! Pour nous racheter. A cette occasion, toutes nos pensées ne devraient être que reconnaissance  et amour envers Notre  Créateur et Rédempteur !

 

Bonnes, Saintes et heureuses fêtes de fin d’année à tous.

 

 

Charles Meret Zolver

Origines du culte des Saints Anges dans l’Eglise Catholique.

ange gardien

 

Les Saintes Ecritures mentionnent qu’ “au commencement Dieu créa le Ciel”, Les Pères de l’Eglise nous enseignent qu’en cela il faut entendre que dés le commencement Dieu créa à la fois l’ange et le monde*.

Substances immatérielles, ils sont nommés de très diverses manières dans nombre d’écrits vétéro-testamentaires: “Armée de Dieu”, “Ministres du Seigneur”, “Choeurs Célestes”; cette liste, bien entendu, n’est pas exhaustive, tant il est vrai qu’un tel travail de recension des dénominations angéliques s’avèrerait plus que fastidieux, leur énumération, d’ailleurs dépasserait la faiblesse des calculs humains.

Cependant, Denys l’Aréopagite, un des pères de l’Eglise, est parvenu à définir leur hiérarchie, elle comprend neuf ordres: Anges, Archanges, Vertus, Puissances,Principautés, Dominations,Trônes, Chérubins et Séraphin.

Leur essence, toute spirituelle, d’une nature immatérielle, immortelle et incorruptible les rend supérieur à l’homme, asservit par son corps, à la matière.

De fait, dans le plan divin de la création, ces esprits célestes occupent le premier rang, ils reflètent la parfaite harmonie de Dieu, dont le monde matériel est en quelque sorte l’image visible, quoi qu’altérée depuis la chute originelle.

Les Saintes Lettres nous enseignent également que ces créatures, de par l’immatérialité et l’impeccabilité de leur nature, sont, avant toute autre fonction, destinés à servir et chanter une hymne sans fin à la Gloire de Dieu; et, par des voies mystérieuses, à présider aux mouvements des cieux, l’apocalypse notamment, nous parle de ceux qui commandent aux vents, aux tempêtes, qui dirigent le cours des astres…

Toutefois, toutes spirituelles que soient ces créatures angéliques, certaines d’entre elles n’en sont pas moins préposées à des tâches, en apparence, plus matérielles; par exemple, dans le livre de Daniel, il est fait mention de l’ange qui veille sur les destinées des perses, des grecs et des hébreux.

Dans un même ordre d’idées, un autre père de l’Eglise, Saint Ambroise, nous dit que “Le Seigneur n’a pas chargé seulement les évêques de la conduite du troupeau fidèle, il y’a destiné les anges eux-mêmes”. En conséquence, chaque nation,chaque cité, chaque communauté, chaque être humain bénéficie du conseil et de l’égide de son céleste compagnon.

Comment, l’erreur, le chaos, le mal se produisirent-ils au sein de tant d’harmonie et de lumière? L’écriture ne nous dévoile pas intégralement ce mystère d’iniquité, tout au plus fait- elle mention de la chute du plus illustre des anges rebelles en ces termes: “…Comment es-tu tombé du Ciel, Lucifer, astre brillant du matin ? Tu disais dans ton coeur: j’élèverai encore mon vol vers les cieux; je placerai mon trône sur les astres de Dieu, je m’environnerai de la majesté des nues, et je serai semblable au Très-Haut!Te voilà maintenant plongé dans les profondeurs de l’abîme” (Isaïe ). Selon Saint Augustin, Dieu voulut, comme par forme de respect envers sa création, laisser à l’ange, comme il le fit plus tard pour l’homme, la liberté . L’orgueil fut donc la cause de cette épouvantable chute. D’après les théologiens, une majorité d’esprits célestes demeurèrent fidèles, un tiers environ, se perdirent. La Tradition nous rapporte que tandis que Lucifer et les anges rebelles nourrissaient leurs funestes desseins, l’archange Saint Michel,véritable héraut du Très Haut, dont le nom signifie “qui est comme Dieu(?)”, pris la tête des légions célestes et, nous dit l’apocalypse, “cet antique serpent qui séduit tout l’univers, fut précipité avec ses compagnons des splendeurs du Ciel”.

Les esprits angéliques apparaissent tout au long des Saintes Ecritures : le prophète Daniel les contemple, dans une vision, autour du Trône de Dieu. L’archange Raphaël accompagne le jeune Tobie tout au long d’un périple au cours duquel il l’aidera même à chasser une créature démoniaque, en l’occurrence Asmodée, qui infestait sa promise. L’archange Gabriel prédit à Zacharie la naissance du Précurseur. Des anges annoncent aux Saintes Femmes la Résurrection de Notre Seigneur.

Nos prédécesseurs, et ce , dés les premiers temps du christianisme, eurent recours à l’intercession des hiérarchies célestes, certaines hérésies, même, se propagèrent affirmant que les anges étaient des médiateurs nécessaires entre Dieu et ses créatures mortelles. Bien vite, les pères de l’Eglise ont rejeté cette erreur et enseigné que l’Unique Médiateur entre Dieu et les Hommes, et donc le pontife par Excellence, était Notre Seigneur Jésus-christ.

Même si les premiers chrétiens avaient coutume d’invoquer les saints anges, aucune solennité ne leur fut consacrée durant les quatre premiers siècles de l’Eglise.

La solennisation de leur culte public eut lieu à la faveur d’un événement extraordinaire, survenu en l’an de Grâce 492 sous le pontificat de Gélase 1er:

dans la région de Siponte, en Italie, un riche propriétaire terrien avait l’habitude d’envoyer paître ses troupeaux sur les flancs du Gargano. Or, Il advint qu’un jour, un taureau échappa à la vigilance des bergers. Ceux-ci, accompagnés de leurs maîtres se mirent donc à sa recherche. On finit par le découvrir sur la cîme la plus escarpée de la montagne, à l’entrée d’une grotte que personne jusque là n’avait encore explorée. L’animal surplombant ses poursuivants menaçait de les écraser, le maître leur fit signe de s’écarter pour se protéger, et, s’abritant lui-même derrière un rocher, il saisit son arc et décocha vers le farouche bovidé, un trait, dit-on, empoisonné; mais la flèche, bien que n’ayant rencontré aucun obstacle, à mi-course revint sur elle-même et frappa celui qui l’avait lancée.

Les circonstances, pour le moins étranges de la mort de cet infortuné propriétaire terrien jetèrent le trouble dans toute la région. Les habitants consultèrent l’Ordinaire des lieux qui ordonna un jeûne de trois jours. A la fin de cette période, un ange lui apparut lui disant qu’il était l’Archange Saint Michel “Un de ceux qui se tiennent sans cesse devant la Face du Seigneur. J’ai choisi ce lieu pour être vénéré sur la terre; j’en serai le protecteur à jamais”. Peu après, les habitants de la ville accompagnés de l’évêque, se rendirent processionnellement sur le rocher et firent des prières publiques en l’honneur de l’archange.

Quelques temps plus tard, alors qu’un parti ennemi menaçait la ville de Siponte et que la bataille allait s’engager, il se produisit une forte secousse sur le Monte Gargano, dont le sommet était recouvert d’une épaisse fumée fuligineuse; de cette nuée la foudre jaillit et vint frapper, à de multiples reprises,l’ennemi, qui fut anéanti grâce à ce secours miraculeux. Dés lors, les habitants exécutèrent de titanesque travaux afin de faciliter l’accès à la cime. En outre, la grotte naturelle fut transformée en Eglise en usant pour cela des matériaux les plus précieux. La dédicace solennelle eut lieu le 29 septembre.

Autre manifestation du Prince des Armées Célestes: Environ un siècle après les événements précités, une terrible épidémie de peste sévissait dans la région de Rome, le pontife lui-même en fut victime, son successeur, Saint Grégoire le Grand, ordonna un triduum de pénitences et de processions solennelles. Le Souverain Pontife, lui-même, prit la tête du cortège, vêtu d’un habit de pénitence, nus-pieds, tenant dans ses mains l’Icone Miraculeuse de la Mère de Dieu, peinte par Saint Luc. La procession traversa toute la ville, de Sainte Marie Majeure à Saint-Pierre. Les chroniqueurs de l’époque rapportent que durant ce parcours quatre-vingts personnes moururent, frappées par la terrible maladie. Le cortège arrivant sur le pont qui faisait face au Môle d’Adrien, un fait extraordinaire survint:

tous les participants et assistants entendirent dans les airs, des choeurs angéliques entonnant le Regina Coeli. Le peuple s’agenouilla, Saint Grégoire entonna le repons:”Ora pro nobis Deum, alleluia !”. Au moment précis ou le saint pontife achevait de répondre à la céleste hymne, au fait du monument, apparut un ange tenant à la main un glaive nu qu’il rentrait dans son fourreau. A partir de ce moment l’épidémie cessa et ne fit plus une seule victime.

Conséquence de ces prodiges, le Môle d’Adrien fut rebaptisé “Château Saint-Ange”, on sculpta une statue représentant l’Archange aussi conforme que possible aux descriptions de saint Grégoire.

Naturellement, notre belle France, bénéficia aussi des faveurs du Prince des Milices Célestes. L’épisode le plus marquant et le plus connu de nos compatriotes étant naturellement l’apparition datée de l’an 708, à l’évêque Aubert, qu’il missionna pour édifier une église et un monastère au sommet du Rocher de la Tombe, qui deviendra, le mondialement connu, Mont Saint- Michel. Volontairement, nous ne nous attarderons pas sur ces événements, tant la littérature est abondante sur ce sujet et ne pouvons qu’y renvoyer le lecteur. Précisons simplement que la dédicace de ce sanctuaire eu lieu le 16 octobre 708.

Cette protection spéciale des saints Anges, et de saint Michel en particulier dont jouit notre Patrie, rappelons au passage que l’illustre Archange, après la Très Sainte Vierge Marie, est le Patron secondaire de la France, très tôt , incita les puissants à recourir à ses suffrages, ainsi, Charles Martel, puis Charlemagne firent bénir leurs épées au Mont Saint-Michel.

A la faveur de ces grâces célestes, la dévotion aux saints anges alla croissant, nombre d’églises  leurs  furent dédiées . Le roi Louis XI fit même instituer un ordre militaire de Saint Michel.

Bien plus tard, Léon XIII ordonnera que soit récitée à la fin de chaque messe basse, une prière, ayant quasiment valeur d’exorcisme, en l’honneur du saint Archange . Cet acte de piété, malheureusement, n’est plus accompli que dans la forme dite “extraordinaire” du rite. Etant donné l’état de total délabrement spirituel de nos sociétés, il serait plus qu’opportun de restaurer cette pieuse pratique.

Il restait à l’Eglise à solenniser le dogme de l’existence des anges gardiens, ce qui fut fait, sur les sollicitations de l’emperereur Ferdinand d’Autriche, par le pape Paul V, qui, dans une bulle du 27 septembre 1506,établit leur fête et la fixa au “premier jour vacant après la Saint-Michel”. Ce n’est qu’en 1670, que le pape Clément X, l’étendra à toutes les églises et en fixera la date au 2 octobre.

Quoi de plus consolant que de savoir qu’à nos côtés, se tient un céleste compagnon, invisible à nos yeux, mais bien réel, qui nous assiste en permanence, dirige nos pas, si nous l’invoquons et savons l’écouter, dans les voies du Seigneur. Conscients de cette insigne grâce, que nous a fait le Bon Dieu, de nombreux grands saints et mystiques, mieux disposés sûrement, et plus réceptifs, peut-être, que la majorité des hommes, les consultaient, conversaient familièrement avec eux, les voyaient même; citons parmi les plus “contemporains”:

Le saint Padre Pio, La stigmatisée Theresia Neumann, Mechtilde Thaller, la vénérable Marthe Robin…

En ces temps de chaos, de régression spirituelle, d’incertitude, sachons faire silence en nous-même et écouter la petite voix de notre bon ange, plutôt que les sirènes du tentateur . Ainsi, nous éprouverons un sentiment de gratitude envers notre Créateur et entreront dans un état de sérénité que, si nous le désirons vraiment, rien ne viendra troubler.

Charles MERET ZOLVERange bebe

Epiphanie de Notre Seigneur

Le terme Epiphanie nous vient du grec, il signifie “manifestation, apparition”, encore appelée théophanie.Cette solennité est traditionnellement célébrée le six janvier, ou bien, depuis la réforme liturgique, le dimanche suivant le premier janvier.
En occident, cette fête commémore l’adoration des mages et par extension la Manifestation de Notre Seigneur à la gentilité, alors que dans les églises d’orient on a coutume de célébrer la Baptême de Notre Seigneur, tant il est vrai que c’est à cette occasion que la Divinité du Sauveur s’est manifestée de la manière la plus explicite par la Voix du Père se faisant entendre à de nombreux témoins.
Primitivement, on avait coutume d’honorer conjointement la Naissance et l’épiphanie du Divin Messie au cours d’une même solennité, ce qui est toujours le cas, sauf erreur de notre part, dans l’Eglise Apostolique Arménienne.
La fête de l’épiphanie fait partie du cycle de Noël, son origine est païenne et se situe dans le prolongement des célébration du solstice d’hiver qui marque le ralongement des jours et symboliquement le retour du Sol-invictus. Il est impossible également de ne pas faire le rapprochement avec les saturnales romaines. Notons aussi que le nombre de jours séparant la Nativité de l’adoration des mages est de douze, chiffre hautement symbolique et correspondant au décalage entre les calendriers solaire et lunaire.
Il semble que l’usage de séparer la Nativité de l’Epiphanie remonte, pour l’occident, à la seconde moitié du IVème siècle, contrairement aux églises d’orient qui n’opèreront cette distinction que plus tardivement voir même ne l’opèreront pas comme les arméniens.

Que sait-on au juste des mages?

A vrai dire pas grand chose, les évangélistes ont été très peu prolixes à leur sujet et ne font mention ni de leur nombres exact ni de leur qualité de souverain, tout au plus sait-on qu”…’ils était mages et venus d’orient…”. La “Légende Dorée” ainsi que certaines traditions se chargeront de combler ces lacunes. Toutefois, plusieurs mystiques, notamment la Bienheureuse Ann-Kathrin Emmerich* et plus près de nous Maria Valtorta (non reconnue encore pas les autorités ecclésiastiques mais digne de foi selon le Saint Padre Pio) reçurent par le biais de leurs “charismes” des révélations sur la vie publique et cachée de Notre Seigneur et nous ne pouvons que renvoyer le lecteur à la consultation de certains ouvrages*
D’après les récits de ces âmes expiatrices, les mages étaient bien au nombre de trois et ils régnaient effectivement dans de lointaines contrées.
Le chiffre trois représente également, en l’occurrence, les trois continents constitutifs de l’Ancien Monde païen auquel est apporté le Salut, qui désormais, n’est plus l’apanage exclusif du Peuple Elu.

D’où vient la coutume de tirer les rois ?

Une fois de plus le rapprochement avec d’antiques et païennes pratiques est évident; les romains, à l’époque des Saturnales, avaient coutume de se partager un “grand gâteau doré ” dans lequel il plaçaient un pièce de monnaie ou bien une fève potagère, celui des commensaux dont la part contenait l’objet convoité, devenait le “roi” d’un jour, il pouvait, par exemple, manger ou boire ce qu’il voulait; s’il était serviteur, il pouvait, dit-on, commander à son maître.
Autre origine, plus conforme aux “canons” de la “morale chrétienne”, celle-ci: au XIVème siècle, une communauté religieuse de la région de Besançon avait pris l’habitude, chaque année, de désigner le frère qui devait prendre la tête de son Chapitre au moyen d’une pièce de monnaie placée dans un pain. Très rapidement, parait-il, les religieux décidèrent de remplacer le pain par une brioche…

L’Eglise n’a pas toujours vu d’un très bon oeil ces usages, survivances d’antiques coutumes païennes, qui donnaient lieu parfois à des débordements pas toujours contrôlables. Quoiqu’il en soit, ce partage du “gâteau des rois” prenant la forme d’une galette dans la majeure partie de notre pays ou de celle, plus localement dans certaine régions du sud d’une brioche agrémentée de fruits confits, outre le fait qu’il commémore l’incarnation de Notre Sauveur, sans le Sacrifice Duquel , les portes du Ciel, quelles que soient nos bonnes actions accomplies, nous resteraient définitivement fermées,  constitue un moment convivial et festif   ainsi que l’incarnation d’une tradition dont notre société, déshumanisée et affectée qu’elle est par les changements de paradigmes des bases culturelles de la parenté, a plus que jamais  besoin.

Charles Meret Zolver

* Les visions  de la Bienheureuse Anne- Catherine Emmerich sur la Vie et la douloureuse Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ    sont encore
disponibles en format broché aux Editions Téqui

* Les écrits de Maria Valtorta sont disponible aux Editions du PARVIS

Saint Claude La Colombiere, martyre de la cause papiste.

Après notre évocation rapide de la vie de Sainte Marguerite Marie, au mois d’août, dans la rubrique “spiritualité”, nous ne pouvions pas ne pas évoquer celui qui fut son confesseur. Si, Sainte Marguerite-Marie par les grâces extraordinaires dont la gratifia Notre Seigneur, fut la “cheville ouvrière” de la dévotion au Sacré Coeur, on peut dire que saint Claude La Colombière, en sa qualité de prêtre, prédicateur et confesseur, en fut le promoteur.
Claude La Colombière naquit le 2 février 1641 à Saint Symphorien d’Ozon dans l’ancienne province du Dauphiné de Bertrand La Colombière, notaire, et Marguerite Coindat. Ses jeunes années, dont nous ne disposons que de peu d’éléments, furent apparemment heureuses, menant une vie sociale plutôt active comme la plupart des gens de son époque et de son milieu.
Assez tôt, éprouvant selon ses dires “une aversion pour la vie qu’il choisissait”, il se sentit attiré par la vie religieuse. Conséquence de cet appel à la Sainte Vocation et de ses dispositions d’âme et d’esprit, à l’âge de dix-sept ans, il entre comme novice dans la Compagnie de Jésus à Avignon, puis, accomplira ses humanités dans ce même lieu. Ses études de philosophie terminées, il est nommé professeur de littérature et de grammaire dans cet établissement.
Après cinq années passées à enseigner les 2 disciplines littéraires précitées, il est envoyé à Paris pour étudier la théologie. Remarqué pour la finesse de son esprit et son érudition, il est choisi par ses supérieurs comme précepteur des enfants du ministre Colbert.
Ses études de théologie terminées, et une fois ordonné prêtre, il retourne à Lyon, où, avant son entrée au noviciat il avait étudié la rhétorique et la philosophie, et là, continue un temps l’enseignement puis assure la prédication dans diverses congrégations.
En 1674, après 15 ans passés au sein de la Compagnie de jésus, à la faveur de la pratique traditionnelle et périodique des exercices de Saint Ignace, il fait voeux d’observer les règles et les constitutions de la Compagnie. Au cours de ces exercices il fait une expérience spirituelle de libération intérieure et voit ses capacités à ouvrir son coeur, à “se donner” aux autres dans le cadre de son ministère s’accroître avec sa charité.
En 1675, il est nommé recteur du collège de Paray le Monial et devient par la même occasion, le confesseur et directeur de conscience de Sainte Marguerite-Marie. Il est plus que probable que ses supérieurs étaient au courant des Faveurs Célestes dont le Seigneur avait gratifié la Sainte, et qu’en conséquence, il lui fallait un éminent conseiller spirituel pour éclairer son incertitude; d’ailleurs, Notre Seigneur Lui-Même, lui avait révélé qu’il lui enverrait son “fidèle serviteur et parfait ami” (voir notre précédent article à la rubrique “spiritualité du mois d’août).
Confortée par une certitude intérieure et mue pat une motion du Saint Esprit, Marguerite-Marie ouvrit son coeur au saint prêtre, qui de son côté lui assura que ses visions étaient authentiques, qu’elles n’étaient pas le fruit d’un esprit malade ni induites par le Malin , le “Singe de Dieu”.
Il lui demanda également de retranscrire par écrit tout ce qu’elle expérimentait dans son âme.
Certain lui-même, car mu par une inspiration divine, de l’authenticité des visions, le saint s’employa à propager la dévotion au Coeur Sacré de Notre Seigneur.
En 1676, après un an et demi passé à Paray le Monial, le temps probablement qu’avait fixé la Divine Providence, il part pour Londres où il est nommé prédicateur attitré de la Duchesse d’York. En plus de la mission d’instruire l’auguste personne, il oeuvrera, en outre, à ramener plusieurs “apostats” dans le giron de la Sainte Eglise Catholique et Romaine en les instruisant solidement dans la Vraie Foi, et ce, malgré les graves troubles qui agitaient le pays à cette époque. Ce travail acharné, d’apostolat, dans des conditions très difficiles, eut raison de sa santé; il fut atteint d’une infection pulmonaire, mais, malgré cela, continua inlassablement à ramener des âmes au Bon Dieu.
En 1678, il fut arrêté, car accusé calomnieusement, d’être au coeur d’un complot fomenté par les jésuites dans le but d’assassiner le roi Charles II. Malgré son très mauvais état de santé, il fut jeté en prison, il y resta trois semaines durant lesquelles il subit de graves privations qui ne firent qu’aggraver son état. Il fut finalement, par un décret royal, expulsé d’Angleterre.
Il ne recouvra jamais la santé, au contraire, son état ne fit qu’empirer.
En 1681, on le renvoya à Paray où il rendit son âme à Dieu le 15 février 1682.
Il fut béatifié sous le pontificat de Pie XI en 1929 puis canonisé par le pape Jean Paul II en 1992.
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Charles Meret Zolver

LA DEVOTION AU SACRE COEUR DE NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST : ULTIME REMPART CONTRE L’ABÎME !

sainte-marguerite-marie-montre-sacre-coeur-tableauMarguerite Alacoque , qui deviendra Marguerite-Marie lors de sa confirmation, est née d’une famille de notaires,  le 22 juillet 1647, à Vérovres dans le Charolais, en Bourgogne.  Elle était la cinquième enfant de la famille, mais, malheureusement, alors qu’elle n’avait que huit ans, elle perdit son père. Suite à ce décès, la décision fut prise de la placer en pension chez les Clarisses à Mâcon. Dés cette période, elle soumit son corps à  de sévères mortifications ; comme si cela ne suffisait pas, elle fut atteinte d’une maladie osseuse qui la  cloua sur un lit de souffrance pendant  quatre ans. Elle fut  miraculeusement guérie de ce mal après avoir fait voeu à la Très Sainte vierge Marie de se consacrer à la vie religieuse. C’est alors que Notre Dame lui apparut une première fois.

D’autres épreuves l’attendaient, devenue orpheline de père, sa mère, signa en faveur de son beau-frère une renonciation à ses revenus en échange de leur entretient. La belle famille s’installa dans la maison, confisqua  à la propriétaire tout usage de ses biens. C’est là que commença une grande période de persécutions. Démunie de tout, Marie fut spirituellement formée directement par Notre Seigneur, qui lui apparut  en Croix ou sous la forme de “L’Ecce Homo”. Elle ne s’étonnait pas de ces visions pensant que le commun des mortels était gratifiés des mêmes privilèges…

Ce n’est qu’à l’âge de dix-sept ans , qu’elle put récupérer son bien . Il était temps pour elle de “s’établir dans le monde”. Bien que pratiquant régulièrement la mortification sous diverses formes, elle commença, sous la conduite de sa mère, à mener une vie mondaine . C’est là que survint l’épisode très fameux de la vie de la Sainte durant lequel Notre Seigneur lui apparut durant la flagellation lui reprochant son “infidélité”. Cette vision la marqua à tout jamais.

Après avoir visité  plusieurs couvents, c’est en entrant dans celui de la Visitation à Paray le Monial, que,  mue par la  motion  d’une locution intérieure, elle sut que c’était à cet endroit que le Seigneur la voulait.  Elle y entra le 25 mai 1671 et prononça ses voeux perpétuels au mois de novembre de l’année suivante.

Mais, les nombreuses extases et phénomènes mystiques dont la gratifiait Notre Seigneur, ne manquèrent pas d’agacer ses supérieures qui lui demandèrent de faire cesser ces manifestations si elle voulait être admise au noviciat. Bien évidemment ces phénomènes ne dépendaient pas d’elle, elle s’en plaignit à son Divin Maître! C’est alors que le Seigneur, à l’instar d’une Marie d’Agreda ou d’une Sainte Brigitte, lui fit connaître sa douloureuse Passion.  Dés lors, la Soeur n’eût de cesse de s’unir aux souffrances de Jésus sur la Croix, tant et si bien qu’elle n’eut plus un seul moment de répit  jusqu’à sa mort.

Tout comme l’or doit passer au feu pour être purifié, notre Seigneur “préparait” celle qui serait la messagère de son Sacré Coeur . Le 27 décembre 1673, devant le Très Saint Sacrement de l’Autel, eut lieu la première apparition. Privilège extraordinaire, le Seigneur la fit reposer longuement sur son Divin Coeur, puis, nous dit l’hagiographe : “…Il lui découvrit les merveilles de son Amour et les secrets inexprimables de son Coeur…”. Méditons les  Paroles mêmes de Jésus :”…Mon Divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes …que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il  se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux Trésors que je te découvre et qui contiennent les Grâces sanctifiantes  et salutaires pour les retirer de l’abîme de perdition.”

La seconde manifestation du Divin Coeur eut lieu au printemps 1674, toujours en présence du Très Saint Sacrement, c’est là, que la Sainte reçut le commandement de  communier tous les premiers vendredis de chaque mois et qu’elle sut que Notre Seigneur la ferait participer aux souffrances de l’agonie toutes les nuits du jeudi au vendredi; ce qui deviendra plus tard la pieuse et édifiante pratique de l’Heure Sainte.

L’apparition la plus connue et  dont le message figure sur les images pieuses se déroula du 13 au 20 juin 1675. Montrant son Coeur, le Seigneur lui dit : “…Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes,… jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude…”.

En plus de propager la dévotion envers son Sacré Coeur, le Seigneur demanda à la Sainte de transmettre Ses Divines Volontés concernant le Royaume de France ; s’adressant au roi, en l’occurrence, LouisXIV, il fit transmettre à la Soeur, ce message, qu’elle reçut en juin 1689: “…Fais savoir au Fils aîné de mon Sacré Coeur, que, comme sa naissance naturelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de Ma Sainte Enfance, de même, il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle, par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Coeur Adorable, qui veut triompher su sien, et par son entremise, de celui des grands de la terre. Il veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravés dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds ses têtes orgueilleuses et superbes, pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise.”

Malheureusement, le roi n’acquiesça pas à la totalité de la demande. Cent ans plus tard, presque jour pour jour, le 17 juin 1789, le tiers-état s’auto-proclama “assemblée nationale”, nous connaissons tous la suite…

Sainte Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690. Elle fut canonisée le 13 mai 1920 sous le pontificat de Benoit xv.

Charles Meret Zolver