L’incendie de Notre Dame : ultime avertissement du Ciel

La semaine sainte de l’année deux mille dix- neuf restera  pour longtemps, c’est une banalité de le dire,  gravée dans les mémoires. Qui aurait pu  prédire, en effet, qu’un des monuments les plus emblématiques de la chrétienté, le second de par ses dimensions après Saint Pierre de Rome, eût pu être, malgré tous les moyens de sécurité mis en œuvre, aussi facilement et rapidement ravagé par les flammes ?

L’incendie s’étant déclaré, une fois  le premier moment de stupeur passé, tous les vrais croyants témoins de la scène se sont mis en prière, suppliant Dieu qu’il épargnât la structure de l’édifice, ce qu’Il fit…  Puis vint l’aube à la faveur de laquelle nous pûmes constater les dégâts : la voûte s’était effondrée laissant apercevoir l’autel et la Croix Lumineuse intacts; la Sainte Couronne d’épines,  la tunique de Saint Louis et surtout le Très Saint Sacrement avaient également pu être sauvés des flammes.

Il est pour le moins étonnant de constater que ce tragique évènement coïncidait avec l’intervention du chef de l’état qui s’est vu contraint, le comble pour un Franc-Maçon, d’inviter Notre Dame au débat! Pour le coup, il ne fut plus question de protection sociale, de pouvoir d’achat ou encore de gilets jaunes, mais d’un tout autre genre de chasubles, celle du Divin Prêtre naturellement. Notre Seigneur s’étant, semble-t-il, servi du truchement d’une catastrophe d’ampleur internationale pour nous faire prendre conscience  du fait que les simples question économiques ne peuvent suffire à assurer le ciment national;  pour constituer une nation, les peuples  ont besoin d’un Bien commun capable de les transcender .

Aussi traumatisante qu’ai pu  nous paraître cette perte, partielle, d’un  des plus grands monuments de la Chrétienté, elle aura permis, par delà les clivages, de nous remémorer nos racines.   Mais plus encore qu’une occasion de réconciliation nationale, nous pouvons y voir une allégorie de l’Eglise actuelle :”… un vaisseau qui prend l’eau de toutes parts..” comme se désolait à le répéter le Pape émérite Benoît XVI.    Notre Dame réduite à un état aussi pitoyable semble aussi figurer l’état de délabrement intellectuel et moral de notre pauvre Occident qui, à l’instar de la flèche indiquant, par sa verticalité, le primat du Ciel , s’effondra sur elle-même…Notre Dame de Paris ravagée, préfigure ce que nous somme en train de perdre et jamais ne retrouveront si nous ne faisons pas, tout de suite, volte-face…

L’incendie de Notre Dame est un appel à la repentance et à la conversion. Toutefois, pour qui sait y voir, une multitudes d’autres signes sont visibles ou décelables, bien évidemment nous ne prétendons pas être exhaustif en la matière, à chacun d’examiner les faits à la Lumière de la Foi. Il est également possible de trouver un pendant positif  à certains “signes” évoqué précédemment, par exemple,  le trou dans la voûte pourrait figurer l’ascension de Notre Seigneur, l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie ou bien encore la béance de nos Ames que seul Dieu peut combler. Tout comme Notre Seigneur enseignait sous forme de paraboles lors de son passage, physique , sur Terre ; de même, se plait-il encore au moyen de symboles, d’allégories, de signes, pour qui sait y voir Sa Main,  à nous réorienter vers le Droit Chemin. Rappelons que la parabole, contrairement au théorème mathématique, ne  DEMONTRE pas, mais MONTRE; Dieu ne veut à aucun moment forcer notre libre arbitre, nous devons faire le premier pas par un acte de notre volonté…   La parabole est en quelque sorte une “somatisation” poétique de la Foi; ainsi, par extension ou extrapolation, l’on peut dire que cette “tragédie nationale”, outre un avertissement direct, constitue en quelque sorte un condensé de doctrine catholique. 

Nous sommes à la croisée des chemins, la France, l’Europe , l’occident sont dans un état de total délabrement spirituel, la “Fille Ainée de l’Eglise” qui se devait d’être un parangon de société chrétienne,  a renié les promesses de son baptême et se vautre dans la fange en  promulguant   des lois toutes plus iniques les unes que les autres. L’Eglise qui se devait d’être un modèle de pureté, sous l’effet du venin moderniste et de l’hédonisme, est devenue, par endroits, un immonde cloaque.  Le Ciel nous administre une “claque magistrale”, un ultime avertissement: nous devons tous faire volte-face, opérer une métanoïa . A  défaut d’un retour complet et massif à Dieu, le renouveau spirituel prophétisé par la Vénérable stigmatisée Marthe Robin sera plus tardif et passera par de terribles étapes de purifications.

Charles Meret Zolver

“…MEMENTO QUIA PULVIS ES…”


Le Mercredi des Cendres marque le début du carême dans l’Eglise Catholique. La date de Pâques étant basée sur le calcul des cycles lunaires sa date varie d’une année sur l’autre. Cette solennité s’observe principalement dans l’Eglise Romaine. Ce jour d’austérité et de pénitence contraste avec les inévitables débordements des festivités du Mardi Gras.

Pourquoi Mercredi ” des Cendres” ? Le nom de cette solennité provient en fait de la coutume qu’ont les fidèles de se faire imposer sur le front, en guise de pénitence, de la cendre pour se remémorer que l’homme, étant mortel, n’est que poussière et qu’il y retournera, c’est d’ailleurs ce que dit le prêtre en traçant la Croix sur le front des pénitents en citant pour cela un passage des Saintes Ecritures : “…Souviens-toi que tu es poussière et que tu redeviendra poussière…”. La tradition des Cendres nous vient des premiers temps de l’Eglise où elle était réservée aux pécheurs publiques repentants; ce n’est que vers le Xème siècle que la pratique s’étendra à tous les fidèles.

Généralement, les Cendres sont obtenues en brulant les anciennes branches de buis ou d’olivier provenant du Dimanche des Rameaux de l’année précédente. Ces quarante jours de pénitence qui précèdent le dimanche de Pâques sont en quelque sorte une analogie des quarante jours passés dans le désert pendant lesquels Notre Seigneur jeuna, pria, se mortifia et fut tenté. Le disciple n’étant pas au dessus du maître, tout vrai chrétien se doit de dominer ses penchants pour ne pas être dominé par eux, en usant pour cela de la mortification des sens. C’est pourquoi, durant cette période l’Eglise demande aux fidèles de s’abstenir de certains mets ( viande, sucreries, friandises…), de relations charnelles et , si possible, de divertissements (manifestations collectives à caractère festif, internet, télévision…); le terme “divertissement” étant à considérer dans son acception première: ce qui nous détourne de Dieu, ce qui est susceptible de faire obstacle à Sa Grâce . En effet, le Carême est avant tout une période de purification, de remise en question, de préparation , de conversion : par l’ascèse, le croyant se débarrasse de tous les poisons spirituels qui, de même que les toxines empoisonnent peu à peu notre organisme, tuent peu à peu son Ame , il apprend à devenir maître de son corps plutôt que de se laisser dominer par lui, rendant ainsi le primat au spirituel et rétablissant de la sorte l’ordre naturel des choses tel que voulu par le Créateur: l’Esprit devant dominer la matière et non l’inverse …(l’ordre sur le chaos!)

Notre exil sur la terre n’est qu’un instant au regard de l’Eternité, cependant aussi bref que soit ce passage, ce sont les choix que nous auront opérés qui détermineront notre Eternité, moyennant pour cela la Sanction post mortem de l’ éternelle félicitée ou de la souffrances sans fin. Nous ne savons ni le jour et l’heure à laquelle l’Ange de la Mort viendra nous frapper; en conséquence, à l’instar des ” Vierges Sages” (cf MT25 1-13), tout croyant se doit de se tenir prêt à la venue de l’Epoux; on ne “procrastine” pas avec son Salut Eternel…

LE CHAT UN THERAPEUTE TRES SPIRITUEL !


Qui n’a pas, au moins une fois, entendu mentionner les propriétés thérapeutiques des animaux et tout particulièrement du chat ? De par sa petite taille sa , relative, facilité d’entretien et tout ce qu’il, à tout point de vue, peut apporter à l’être humain, le chat est l’animal familier, le compagnon, l’animal domestique par excellence.

De nombreuses études scientifiques ont démontrées que les personnes en situation de crise, de stress, qu’il soit d’origine traumatique, psychique (maladies mentales, séparation , perte d’un être cher, perte d’emploi ) ou souffrant de pathologies graves à caractère chronique, possédant un chat sont moins affectés, prennent moins de médicaments et , d’une manière générale , supportent mieux leurs troubles que les personnes ne possédant pas d’animaux. Des chercheurs allemands, de l’université de Bonn, ont même observé que certains propriétaires de félins atteints ou confrontés à certain des troubles, situations précitées et interagissant psychiquement de manière particulièrement intense avec leur petit compagnon à quatre pattes, étaient en mesure de se passer de médicament voir de thérapeute.

Plus étonnant encore, certains chats, particulièrement réceptifs, se comporteraient comme de véritables “antennes”, le cas le plus emblématique étant ceux des félins venant spontanément se placer sur les genoux des pensionnaires des maisons de retraites qui sont à la veille d’effectuer “le Grand Voyage” ou encore désignant avec leurs pattes ou bien leur corps l’emplacement d’une tumeur maligne installée ou en cours de formation dans l’organisme de leur maître. Nous ne nous attarderons pas sur les propriétés thérapeutiques, prétendues ou avérées, du ronronnement, tant les articles traitant de ce sujet sont légions sur la “Toile”.

Dans des domaines beaucoup plus terre à terre, notre cher Félix est également doué pour effectuer certains gestes quotidiens que l’on croirait pourtant l’apanage des seuls humain: ouvertures des portes au moyen de la poignée, des placards, pliage et dépliage du linge, des vêtement, avec une prédilection toute particulière pour les pulls en cachemire (l’auteur de ces lignes en sait quelques chose!). Plus sérieusement, toujours en Allemagne, des scientifiques ont pu démontrer que certains chats étaient à même, au moyen d’un signal sonore, d’identifier un chiffre. L’expérience se déroule de la manière suivante : plusieurs écuelles rigoureusement identiques contenant la même nourriture (qualité et quantité) sont disposées dans un alignement parfait, chaque réceptacle à nourriture est marqué d’un nombre de pastilles d’aspect, de forme et de couleur identiques mais de nombre différent; l’expérimentateur, au moyen d’un maillet, frappe un gong d’un certain nombre de coups; aussitôt, l’animal se précipite vers l’écuelle marquée du nombre de points correspondant au nombre de coups frappés. Le plus étonnant dans cette expérience, est que les animaux apprennent très vite! Point n’est besoins de longues séances de dressage pour obtenir de nos chers matous des prestations digne du Cirque de Moscou.

D’une manière générale, nous constatons que les chats, à l’instar de très nombreuses autres espèces d’animaux, sont capables de réfléchir et de prendre des décisions…

Une fois de plus, l’observation de la nature, du règne animal ne peut que nous inciter à nous humilier devant le Tout-Puissant: nous pensions que l’intelligence, la réflexion étaient des facultés purement humaines, la science (humaine) nous démontre qu’il n’en est rien; même dans ses créatures les plus humbles, Dieu manifeste, par le truchement de Sa Divine Providence, le parfait ordonnancement de Sa Création. Comme nous le mentionnions dans notre article d’octobre 2016 traitant de ce que nous pourrions qualifier d’ “écologie christocentrique”, l’être humain, n’est pas le “propriétaire” de la Création ni même le dédicataire, rôle dévolu à Notre Seigneur Jésus-Christ, verbe de Dieu et Seconde Personne de la Très Sainte et Adorable Trinité tout à la fois Créateur, Ordonnateur et Dédicataire de la Création, il n’en est que l’usufruitier…

Mademoiselle Nephtys dans les bras de sa maîtresse (archives personnelles de l’auteur avec l’autorisation de l’intéressée).

QUELQUES FIORETTI DU SAINT PADRE PIO

Comme ce titre, on ne peut plus explicite, l’indique, nous n’avons pas résisté au plaisir de vous restituer en quelques lignes, un florilèges des faits les plus extraordinaires attribués à cette immense figure mystique du XXème , la plus grande probablement, en tout cas parmi celles connues du grand public. Nous ne reviendrons pas ici sur son hagiographie proprement dite  tant les ouvrages parus sur ce sujet sont légions…

Les miracles attribués à ce grand saint se comptent par milliers,   et même si de nombreux auteurs ont tenté ou entrepris de les recenser, il est quasiment impossible d’être totalement exhaustif en la matière; nous nous contenterons ici d’en restituer quelques uns pour nous permettre de mesurer à quel point, si cela était possible, Dieu a pu accorder ses Grâces et Faveurs à un mystique quasi contemporain.

Même si cela semble évident, nous nous permettrons de rappeler que si le Bon Dieu  accorde des dons particuliers ou  charismes , faveurs extraordinaires ou autres signes d’élection, ce n’est pas pour amuser la galerie mais bien pour attirer à son Cœur  Très Aimant, le plus grand nombre possible d’ âmes.

Le plus éclatant de tous est certainement et en tout premier lieux, celui des Stigmates ; en effet, pendant cinquante années , le Saint sera marqué des mêmes Plaies que Notre Seigneur : pieds, mains , côtés et, beaucoup l’ignorent, épaule, plaie du portement de la Sainte Croix (la plus douloureuse de toutes d’après ses dires). Durant cette longue période, à la demande des autorités civiles et ecclésiastiques qui le suspectaient de supercherie, une kyrielle de médecins, scientifiques et spécialistes en tout genres  se relayeront pour lui faire subir tous les examens possibles et imaginables, auquel Padre Pio se soumettra de bonne grâce. Tous les examens conclurent qu’il ne s’agissait en aucun cas d’automutilation et que les plaies visibles n’obéissaient pas aux lois ordinaires de la physiologie humaines  ( ni cicatrisation, ni infection). Plusieurs, médecins rationalistes athées convaincus, voir, Francs-maçons,  furent touchés par la Grâce et se convertirent à la Vrai Foi.

Fait plus étonnant encore, nous pourrions même dire ,”Miracle dans le miracle”, les stigmates disparurent instantanément après sa mort, sans laisser  la moindre traces…

Evoquons maintenant, brièvement “ses” guérisons:

Peut-on voir sans pupilles ? Assurément non . Pourtant Gemma di Giorgi, né aveugle, car sans pupilles, en 1939 , depuis le miracle  accordé par  Notre Seigneur au Saint, voit parfaitement ( et toujours sans pupilles!) sans qu’aucun ophtalmologue au monde ne puisse expliquer ce véritable défi à la science et aux lois de la physiologie (essayer donc de prendre une photographie en laissant le cache sur l’objectif…

En 1919, un adolescent de 14 ans se présenta au Padre Pio, tout déformé et se déplaçant péniblement, il avait en effet contracté le typhus alors qu’il avait quatre ans et en avait conservé de terribles séquelles. Le Saint le confessa, après l’avoir absous, il demanda au jeune homme de se redresser, ce qu’il fit sans aucune difficulté; il était guéri !

La même année,  un homme de soixante-deux ans se présenta au religieux, il marchait péniblement à l’aide de deux cannes . Le vieux Monsieur expliqua  qu’il avait été victime d’une terrible chute dans laquelle  ses deux jambes avaient été fracturées en plusieurs endroits. Le Padre Pio le confessa, puis, à l’issue, lui ordonna : “jette tes cannes par terre et marche”, le pauvre homme s’exécuta et se mit à marcher avec aisance sans aucune aide extérieure.

Vers 1950, un homme dont la mère était atteinte d’un cancer du sein et dont, malgré l’ablation de l’organe  précité, du fait de la dissémination des cellules cancéreuses, le mal s’était généralisé et à laquelle les médecins n’accordaient que quelques mois à vivre, implora le Saint pour la guérison de sa mère. Après l’avoir confessé, le Padre Pio lui affirma que sa mère guérirait, mais que tout deux devaient beaucoup prier. Contre toute attente de la part des médecins, la mère guérit rapidement et pu venir en personne à San Giovanni Rotondo pour remercier le saint religieux.

En 1952 Maria Silvia Benini, fille de médecin, atteinte d’un cancer des intestins rebelle à toute thérapeutique, fut hospitalisée pour une ultime tentative d’ablation, qui fut vaine. L’on décida donc de la ramener chez elle pour qu’elle pût mourir en paix entourée de l’affection des siens. Quelques jours plus tard, la fillette fit un rêve dans lequel lui apparurent l’Enfant-Jésus accompagné du célèbre Capucin. L’Enfant Jésus s’approchant d’elle lui dit que ses parents ne devaient plus s’inquiéter car le Padre Pio avait demandé et obtenu sa guérison. A son réveil, elle raconta tout à ses parents et se sentit dans une telle forme physique qu’elle sauta de son lit et voulut aller jouer dehors avec ses amis. Les parents, saisis, durent se rendre à l’évidence : elle était guérie! Le père de la fillette se rendit à San Giovanni Rotondo pour remercier le Padre Pio où il fut accueilli avec la plus grande bienveillance par le Saint Religieux qui l’assura de la guérison totale et définitive de sa petite fille.

L’on pourrait encore égrainer , quasiment à l’ infini , la liste des faits extraordinaires attribués au Saint, ce qui serait d’ailleurs sans grand intérêt, non pas, bien-sûr, et la seule pensée en serait un blasphème, qu’un miracle ne soit pas digne de susciter notre admiration et reconnaissance envers le ToutPuissant,mais tout simplement  parce que de tels travaux   de recensions, non exhaustifs, ont déjà été à de multiples reprises effectués par une foule d’auteurs. Ces quelques lignes n’ont pas pour objectif d’apporter un éclairage nouveau sur cette immense figure spirituel qu’est le Saint du Bénévent, mais simplement  de nous rappeler l’importance de la prière par laquelle, dixit la Très Sainte Vierge Marie, “Dieu se laisse fléchir” ainsi que celle des sacrements par lesquels Dieu opère directement en nos âmes. En effet, bien souvent une belle et  bonne confession était un préalable nécessaire à l’obtention  d’une Grâce par le Padre Pio, qui n’était qu’un canal , un vecteur, la” courroie de transmission  “si l’on ose dire; car, rappelons-le: TOUT BIEN VIENT DE DIEU, seule et unique SOURCE ! Le Padre était simplement une âme prédestinée à compléter en sa chair, si c’était possible, les Mérites Infinis de la Passion de Notre Seigneur, Seul Vrai PONTIFE. Par sa quasi-parfaite soumission, “perméabilité” à la Grâce Divine  ” il devint, par élection,  un canal privilégié, un médecin-chirurgien des âmes…

La Toussaint

L’Eglise célèbre les saints tout au long de l’année, pratiquement chaque jour est consacré, au moins, à l’un d’entre eux; il n’est que de consulter le calendrier ou le Martyrologe pour s’en apercevoir. La solennité de la Toussaint a ceci de particulier qu’elle honore tous les saints, les plus populaires, comme ceux connus de Dieu seul. L’Eglise a donc choisi un jour particulier dans l’année pour honorer tout particulièrement l’ensemble des Elus et implorer leurs suffrages ainsi que leur puissante intercession.

Le culte des Saints est indissociable de la notion de Communion des Saints, élément capital de la Doctrine Catholique: tous les Vrais Croyants, qu’ils soit sur Terre, au Ciel, ou même au purgatoire, sont en en quelque sorte, reliés, “connectés” spirituellement. En conséquence, nous pouvons tout naturellement, prier les uns pour les autres, y compris les défunts  en cours de purification, ainsi qu’implorer leur intercession.

Nous savons que dés les premiers temps de l’Eglise, à savoir depuis au moins  le second siècle, les Saints sont honorés. Ce n’est d’ailleurs pas un usage spécifiquement chrétien, puisque les anciens juifs pieux  avaient coutume de prier sur les tombeaux des patriarches, voir, de conserver et  vénérer leurs reliques.

Au début, les dates de commémorations des Saint et Martyrs variaient en fonction des lieux, des “coutumes” locales et des Saints eux-mêmes. Progressivement, les jours de commémorations deviendront plus universels; ce n’est qu’au Vème siècle, plus précisément en quatre-cents-sept, que Saint Jean- Chrysostome  fixera, pour les églises d’orient, au premier dimanche après la Pentecôte, le jour dédié au culte de tous les saints. En occident, le culte des saints a d’abord été commémoré le treize mai, puis progressivement, sous le pontificat de Grégoire III au VIIIème siècle, l’usage de célébrer cette solennité le premier novembre se généralisa peu à peu.

Comme nous l’avons évoqué plus haut, le culte des Saints n’est pas une “invention” catholique, il est même quasiment universel; en effet, de nombreux cultes, y compris païens, ont coutume d’honorer les grandes figures spirituelles, ou tout simplement les défunts de leurs familles. Ne nous laissons pas ébranler par les discours de certains hérétiques protestants assimilant le culte des saints à de l’idolâtrie, nous savons que même si, DIEU SEUL, peut être adoré, il rentre dans les Desseins de la Divine Providence que tous les Vrais Croyants invoquent et vénèrent ces grandes figures tutélaires toutes imprégnées et transparentes de Dieu.

Saint Michel Archange, ce méconnu

Saint Michel Archange, dont le nom signifie  “qui est comme comme Dieu (?)”, est à la tête de l’armée des Bons Anges qui défit  Satan, ainsi que les anges rebelles, et les expulsa en enfer. Le Livre de l’Apocalypse nous révèle qu’à la fin des Temps, aux ordres de Notre Seigneur Jésus-Christ, il brandira son épée pour séparer les justes des réprouvés. Les Pères de l’Eglise, déjà, admettait l’importance des hiérarchies célestes ou des esprits angéliques; la Tradition nous  enseigne qu’un ange est préposé à la garde de chaque être humain : il le protège des dangers physiques et plus encore des pièges du démon . Les Saintes Ecritures nous apprennent également qu’un Esprit Céleste est préposé à la garde de chaque ville, nation, église; Saint Michel étant, d’ailleurs, plus précisément en charge de l’antique troupeau d’Israel; les Pères de l’Eglise affirment également que l’Archange se tenait à l’entrée du Jardin d’Eden, quand Adam et Eve en furent chassés. Avec l’émergence de la scholastique, l’on commença à définir et hiérarchiser les Esprits Angéliques, certains auteurs affirmèrent que Saint Michel était à la tête des Séraphim, l’ordre le plus élevé parmi les neuf chœurs recensés; d’autres, au contraire, à l’instar de Saint Thomas d’Aquin, affirmait qu’il était le ” Prince des Anges…”,donc du dernier chœur ( le moins élevé dans la hiérarchie céleste). Très tôt, l’Illustre Archange fut invoqué, notamment en 590 durant la terrible épidémie de peste qui sévissait à Rome (cf notre “post” consacré aux Saints Anges). Le mal causant de grand ravage parmi toutes les catégories de la population, Saint Grégoire le Grand décida, en guise de pénitence et en vue d’implorer la Clémence du Ciel, d’accomplir une grande procession trois jours durant tout autour de la Capitale, le troisième jour, arrivés à la hauteur du môle d’Adrien, les processionnaires aperçurent Saint Michel rentrant son épée dans son fourreau, des lors, la peste ne fit plus aucune victime. Plus tard, le pontife fit bâtir une chapelle en mémoire de cet évènement. Dans l’iconographie chrétienne, St Michel est souvent représenté tenant la balance de la Justice à la main  pour peser les âmes en vue de déterminer leur destination… Saint Michel, après Notre Seigneur et Sa Très Sainte Mère, étant l’antagoniste de Satan, puisqu’au moment de le chasser en enfer il s’est écrié “…Qui donc est semblable à Dieu pour s’égaler à Lui ?”, est traditionnellement représenté sous les traits d’un guerrier céleste portant cuirasse et brandissant son épée de  justice . En tant que catholique nous connaissons la puissance d’intercession que possède l’Archange, puisqu’ à chaque fois que nous assistons à la Sainte Messe (rite Tridentin) nous l’invoquons dans le Confiteor ainsi que le célébrant (s’il s’agit d’une messe basse) à la fin du Saint Sacrifice sous le vocable de “Prince Très Glorieux de la Milice Céleste…”. La pieuse habitude d’invoquer Saint Michel  à la fin de chaque Messe (basse), correspond à un vœux du pape Léon XIII  : en 1886, à l’issue d’une célébration, le pontife fut pris d’un malaise, on crut même un instant qu’il était mort, revenu à lui, il déclara qu’il avait eu une vision prophétique dans laquelle il avait entrevu Dieu, si l’on puit dire, en “conversation” avec satan et lui demandant durant quel siècle il voulait exercer son empire le plus complètement sur le monde , l’adversaire choisit le XXème. Ebranlé par cette vision d’horreur, l’illustre Pontife composa la célèbre prière à l’adresse de l’Archange et ordonna qu’elle fut récitée à la fin de chaque messe. En voici le texte: “Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre soutien contre la perfidie et les embûches du démon. Que Dieu réprime son audace ! Telle est notre humble prière. Et vous, Prince de la Milice Céleste, par la vertu Divine, refoulez en enfer Satan et les autres esprits mauvais, qui sont répandus dans le monde pour perdre les âmes. Ainsi-soit-il.” Nous nous permettons également de rappeler, qu’après la Très Sainte Vierge Marie, Patronne Principale de la France, Saint Michel Archange en est le  Patron secondaire ; n’hésitons pas à l’invoquer, la Fille Aînée de l’Eglise en a grand besoin…

SaintePhilomène une “rescapée” des catacombes

Même si sainte Philomène jouit encore d’une certaine popularité, notamment en terre italienne, force est de constater qu’elle n’est plus autant invoquée et priée qu’elle  a  pu l’être à l’époque du Saint Curé d’Ars, qui se plaisait à l’invoquer dés qu’un obstacle matériel ou spirituel résistait à sa simple prière.

Pourquoi cette désaffection, tout du moins apparente ?  Une des nombreuses causes semble être le fait, qu’après le concile de Vatican II, de nombreux Saints Martyrs de l’Eglise des premiers temps du christianisme, aient été retirés du calendrier au profit de “figures spirituelles” plus contemporaines. Pourtant, au cours de l’histoire, une multitude de saints, pontifes et simples croyant, attestent par un nombre incalculable de Grâces et de faits extraordinaires, obtenus par l’intercession de Sainte Philomène, qu’elle est une puissante auxiliatrice.

Que sait-on au juste de la vie de Sainte Philomène et de ses origines ?

A vrai dire pas grand chose; elle était semble-t-il de noble lignage puisqu’elle était la fille du roi d’un petit état Grec , sa mère, elle aussi était d’ascendance royale. Ils étaient tous deux païens et se désolaient de ne pas avoir de descendance. Ils pensaient, naïvement, qu’en redoublant de prières et de sacrifices à leurs idoles leur désir d’enfant serait comblé; les années passèrent, mais rien ne se produisit. Or, non loin de leur palais vivait un citoyen romain, un certain Publius, converti au Vrai Dieu et menant une vie exemplaire ; pris de compassion pour leur aveuglement spirituel, il les instruisit des vérités de la Vrai Foi et leur promis que, s’ils se convertissaient et se faisaient baptiser, leur désir d’enfant serait exaucé, ce qui, une foi le sacrement reçu, ne manqua pas de se produire le dix janvier de l’année suivante. L’enfant naquit et reçu le nom de “lumena”, qui fut complété , plus tard au moment de son baptême, pour devenir “philumena”, “qui aime la lumière”…

Ses parents, qui lui étaient très attachés, l’accompagnèrent à Rome  alors qu’elle entrait dans sa treizième année dans le but d’entamer des pourparlers de paix avec l’empereur. L’empereur consentit à la paix  à la seule condition que Philomène, dont la beauté l’avait subjugué, devint sa femme. Ses parents ne s’opposèrent pas à la demande de l’empereur, mais Philomène, qui avait fait vœux de se préserver de toutes souillures pour la vie, refusa net. Son père, devant l’importance de l’enjeu, essaya de la convaincre de consentir au mariage, l’empereur lui-même, lui rendit de quotidiennes visites sans plus de résultat. De plus en plus excédé par sa Sainte obstination à se préserver de toute souillure charnelle, l’empereur la fit emprisonner et enchaîner dans une tour.

Durant sa captivité Philomène n’avait de cesse d’invoquer la Très Sainte Vierge Marie. Le trente-septième jour de sa captivité , la Reine du Ciel lui apparut portant son Divin Fils et lui révéla que sa captivité, en cette tour, devait se prolonger encore trois jours pour aboutir à des supplices bien plus cruels encore,  qui se termineraient par le Témoignage Suprême du Martyr pour la plus grande gloire de Notre Seigneur.  Notre Dame lui assura même qu’au moment du supplice, privilège insigne, elle serait assisté de l’Archange Gabriel .

Elle fut liée à un pilier, puis cruellement flagellée. L’empereur voyant qu’elle était à l’agonie la fit ramener dans sa geôle pour y mourir. Là deux anges du Seigneur la guérirent miraculeusement.  Malgré cette intervention Divine, l’empereur persista dans son endurcissement et ordonna qu’on lui attachât une ancre de fer autour du cou, puis qu’on la précipitât dans le Tibre . Là encore Notre Seigneur manifesta sa Toute Puissance et missionna deux de ses anges pour couper la corde de l’ancre qui entravait et lestait le corps de la Petite Martyre. Philomène ressortit de l’eau son vêtement parfaitement sec. Ce Prodige ne manqua pas d’émouvoir plusieurs personnes de l’assistance qui se convertirent. Malgré ces manifestations extraordinaires, Dioclétien persistait dans sa rage et son aveuglement et déclara qu’elle était une sorcière, il ordonna que l’on perçât Philomène de flèches et que l’on réitéra le supplice jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais à chaque tentative des bourreaux de décocher un trait, la flèche refusait littéralement de se laisser propulser par l’arc; l’empereur ordonna même que l’on fit chauffer les flèches à blanc , mais là encore, rien n’y fit.

Devant tant de prodiges, de plus en plus de témoins, stupéfaits, se convertirent . La Divine Providence ayant décidé que le destin de Philomène était accompli, elle permit que la petite Sainte fut enfin mis à mort, par décollation, ce qui fut fait un vendredi après midi à trois heures…

Nous n’évoquerons pas ici, tant ils sont nombreux, les miracles et faits extraordinaires généralement attribués à cette sainte, une recension en serait d’ailleurs, totalement impossible. Mentionnons simplement que le Saint Curé d’Ars ainsi que le Saint Padre Pio avaient tous deux, pour la petite martyre, une très grande dévotion et qu’ils ont obtenu par son intercession de nombreux miracles.  Nous nous contenterons de dire que  sainte  Philomène est , à l’instar d’une Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, une véritable “formule 1 du calendrier” et que nous ne saurions trop vous conseiller d’avoir recours à la puissante intercession de ce “bolide de la sainteté”.

Hodie Christus natus est.

http://islandinthegrove.blogspot.com/2008/11/christ-king-today-is-solemnity-of.html

Honorer la Nativité de Notre Seigneur est pour les chrétiens, en quelque sorte, une évidence; Noël est même la fête la plus populaire dans le monde occidental. Dans de nombreux pays son arrivée se prépare plusieurs mois à l’avance. Son retentissement est tel qu’elle en arrive même à éclipser les autres solennités comme l’Epiphanie et la Résurrection de Notre Seigneur.

Mais Noël a-t-elle toujours été le point d’orgue de l’année liturgique, depuis quand est-elle célébrée?

A l’échelle de l’ère chrétienne cette solennité n’est pas si ancienne que l’on pourrait le croire; en effet, durant les trois premiers siècles, les fidèles ne célébraient qu’une seule fête : celle de la Pentecôte. En ce temps là, le terme “Pentecôte” ne signifiait  pas seulement la descente de l’Esprit Saint, mais  la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur ainsi que les cinquante jours qui l’ont suivi. Chaque dimanche était considéré comme une fête par la célébration de la Sainte Messe, renouvellement non sanglant, du Sacrifice de Notre Rédempteur présent réellement dans la Sainte Eucharistie. Le point d’orgue de l’année liturgique étant la commémoration du temps pascal avec le baptême des  catéchumènes.

D’une manière générale, dans les premiers temps de l’Eglise, l’on mettait moins l’accent sur les faits historiques que sur le progrès spirituel des fidèles .

Ce n’est que vers le  quatrième siècle que se popularisa l’idée de célébrer la Nativité et la visitation des Mages. C’est d’ailleurs aux chrétiens de Jérusalem que l’on doit ces pratiques, chaque église de la Cité Sainte ayant coutume de célébrer les faits les plus marquants de la Vie de Notre Seigneur sur les lieux mêmes où ils se sont accomplis.

C’est Rome qui, la première, solennisa la Nativité dont la célébration fut fixée au vingt-cinq décembre.   Si nous considérons la période de l’année et les croyances, païennes en usage à l’époque, il est impossible de ne pas faire le rapprochement avec le solstice d’hiver, célébré sous le nom de Sol Invictus, ainsi que les Saturnales romaines ( C.F notre article sur l’épiphanie de 2016).

A l’origine, la fête n’était pas célébrée sous le terme de “Nativité” mais d’Epiphanie, (manifestation)  Notre  Seigneur se manifestant à travers plusieurs événements  antérieurs à sa Vie Publique, tels que Sa Naissance, l’ adoration des Mages, Son  Baptême.

La double commémoration de la Nativité et de l’adoration des Mages devint très vite l’occasion avec, plus tard, la vigile pascale, l’occasion d’administrer le baptême aux nouveau croyants.

C’est le pape Jules 1er qui, au quatrième siècle, fixa définitivement la célébration de la Noël au vingt-cinq décembre.

N’étant ni historien, ni exégète, nous ne prendrons pas part à  ces controverses dépourvues de sens, spirituel, sur la date de  naissance, avérée ou  supposée, de Notre Seigneur ; tant il est vrai que seul importe vraiment la fidélité à son Enseignement.

Tout comme les chrétiens des premiers siècles qui  devaient, dans une ardente charité, pratiquer le bon zèle pour  se démarquer d’un environnement encore très imprégné de paganisme, nous aussi nous devons dans une société presque totalement déchristianisée  et matérialiste, demeurer ferme dans la Foi et redevenir le Sel de la Terre.

Sainte Odile, une auxiliatrice pour notre cécité intellectuelle.

Sainte Odile dominant la vallée de Niedermunster (archives personnelles de l’auteur)

Source jaillie miraculeusement du rocher sur les prières de la Sainte.

Chaque année, tous les treize décembre, l’Eglise Catholique fait mémoire de Sainte Odile. Elle est la Sainte Patronne des aveugles et des malvoyants.

Odile de Hohenbourg, née vers 660-662 et morte en 720, était la fille d’ Etichon (ou Adalric), duc d’Alsace. Nous ne possédons que peu d’éléments de sa vie terrestre, il existe bien une hagiographie datée du Xème siècle mais très peu fiable car romancée.

Odile est la première née d’Etichon, personnage d’un naturel  violent et cruel. C’est une enfant qui naît aveugle et chétive. Son père, dépité, ordonne de la faire mourir. Sa mère, Bethswinda, l’en  dissuade. Elle confie alors l’enfant à une nourrice. Plus tard, la petite Odile rejoindra les soeurs de Palm dans le duché de Bourgogne.

Elle est baptisée à l’âge de douze ans par Erhardt, l’évêque de Ratisbonne, c’est alors qu’elle recouvre miraculeusement la vue.

Quelques temps après, Odile désire rentrer chez ses parents, son frère cadet , malgré l’interdiction formelle de son père, décide de la chercher . Etichon, voyant que son fils lui a désobéi, pris d’un accès de fureur, le frappe mortellement. Odile se précipite vers le corps inanimé de son frère et ne peut que constater son décès. Elle lève alors les yeux au Ciel et prie avec une incroyable ferveur, c’est alors que le miracle se produit, son frère revient à la vie. Son père, saisit par le repentir , tolère désormais sa présence. Il décide alors de la marier à un jeune prince, Odile, par amour du Bon Dieu, refuse. consécutivement à  l’obstination paternelle, elle se voit contrainte de fuir à nouveau. Etichon la poursuit jusqu’en Forêt Noire aux alentours de Freiburg. C’est  là que, selon la tradition, un rocher se serait miraculeusement ouvert , permettant à la sainte de s’y réfugier.

Quelques années plus tard, Etichon devenu âgé et malade, considérant tout le mal qu’il a commis, aidé en cela par Saint léger, évêque d’Autun et parent proche , est pris de remords, il prend la décision de faire don à sa fille du château de Hohenbourg. C’est là qu’ Odile fondera sa première congrégation religieuse féminine soumise à la règle de Saint Augustin. Très rapidement, devant le nombre de vocations suscitées, la Sainte fondera un second monastère, soumis cette fois à la règle bénédictine  à  Niedermunster.

C’est en se rendant au second monastère qu’elle va faire la rencontre d’un mendiant aveugle et assoiffé, là elle frappera le rocher duquel jaillira une eau fraîche et bienfaisante, qui dés lors, ne cessera de couler.

Les supplications incessantes d’Odile obtiendront de Dieu la Grâce de la conversion de son père, qui repose d’ailleurs non loin de sa fille dans la Chapelle du Tombeau ( à cet égard un écriteau rappelle au pèlerin de prier pour la délivrance des flammes du purgatoire de l’âme d’Etichon).

 

Le Mont Sainte Odile: un Haut lieu Magique et Sacré à la fois.

 

La Montagne de Sainte Odile est un  haut  lieu de spiritualité puisque l’on y fait mémoire de la Sainte, célèbre la Sainte Messe et pratique l’adoration perpétuelle , mais elle est aussi, ce que les géobiologues appellent, un haut lieu “cosmo-tellurique” ou “magique”. C’est à dire un lieu vers lequel convergent les énergies du ciel et de la terre. Les primo-habitants (proto-celtes) de cette région, avaient une connaissance intuitive et empirique de ces phénomènes boudés par la science “officielle”, ils ont d’ailleurs construit une enceinte appelée Mur Païen  autour de ce haut- lieu pour, semble-t-il, en délimiter les contours. D’autres éléments d’architecture semblent avoir été érigés pour se comporter comme des émetteurs- récepteurs, sortes “d’antennes ” cosmiques, ou plus exactement comme certains mégalithes disposés sur des points bien précis de résurgence tellurique, un peu comme un acupuncteur placerait ses aiguilles sur certains méridiens. N’étant aucunement spécialisé dans ces domaines nous arrêterons ici nos considérations géobiologiques et ne pouvons que renvoyer le lecteur  à une littérature plus qu’abondante sur ce sujet.

Toujours est-il que Sainte Odile, âme privilégiée s’il en est, a depuis sa naissance, toujours  été l’objet de Grâces et faveurs célestes absolument extraordinaires ; et, que nous ne devons, sous le prétexte que les documents relatant sa vie et ayant une valeur réellement  “historique “, sont extrêmement peu nombreux et fragmentaires, occulter  le Surnaturel (au sens plein , noble et divin du terme) qui a émaillé sa vie. Malheureusement, de nos jours , bon nombre de catholiques, y compris des  ecclésiastiques de haut rang, happés par le matérialisme ambiant, ont dénaturé, vidé de sa substance le catholicisme. Ils ont transformé la Religion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celle des Saints Mystères, en une sorte d'”humanisme spiritualiste”.

Avec l’intercession de Sainte Odile, redécouvrons la Foi des anciens  faite de renoncements, de sacrifices et d’abandon total en la Divine Providence et méditons le témoignage de sa vie, d’une grande actualité.

Sainte Odile, priez Dieu de nous accorder la claire vision spirituelle, intellectuelle et physique…

La Résurrection de Notre Seigneur

Christ est ressuscité  Pour tous les authentiques chrétiens, Pâques a toujours été, est et restera la solennité des solennités, le Jour du Seigneur par excellence; et Il ne peut en être autrement, puisqu’on y célèbre la plus éclatante manifestation de Dieu : à savoir, la seconde Hypostase divine, le Verbe de Dieu fait Chair, se ressuscitant Lui-Même, attestant de la manière la plus irréfutable qui soit, l’Origine Divine de Sa Personne, de Sa Mission, de Sa Doctrine et de Ses Oeuvres.

Ce furent les apôtres qui instituèrent eux-même cette solennité en donnant son nom au premier jour de la semaine et en transférant au dimanche toutes les obligations et prescriptions de la Loi Mosaïque se rapportant à la célébration du Sabbat.

Le terme même de “Pâques” est d’origine hébraïque ( Pessa’h) et signifie, originellement, “sauter ou passer au-dessus”. La Pâques juive, rappelons-le, est la commémoration de la délivrance d’Israël du joug égyptien et par extension du paganisme; elle comporte des épisodes bibliques universellement connus : la passage de l’Ange Exterminateur frappant de mort tous les premiers nés des égyptiens, la traversée miraculeuse, à pieds sec, de la Mer Rouge, préalable à la prise de possession de la Terre Promise par le Peuple Elu.   Tous les israélites désirant échapper aux coups vengeurs de l’Ange Exterminateur devaient au préalable consommer l’agneau pascal selon les prescriptions divine et marquer de son sang leurs demeures.
Ainsi, l’agneau pascal de l’Ancienne Alliance préfigurait-il, le Sacrifice par Excellence, celui de Notre Seigneur, l’Agnus Dei, qui nous réconcilie avec Dieu et nous ouvre, à nouveau, les portes du Ciel.

Les Saintes Ecritures ne nous indiquent pas l’instant précis de la Résurrection de Notre Seigneur, tout au plus sait-on qu’elle eut lieu le troisième jour, à l’aurore, un peu avant la levée du soleil. Il n’est pas non plus précisé la manière dont s’opéra ce Prodige. Toutefois, certaines âmes privilégiées, notamment la bienheureuse Ann-Kathrin Emmerich*, auxquel Dieu fit découvrir certains de ses “Arcanes”, nous décrivent la réintégration du Corps du Sauveur par son Âme, filant, telle une étoile à la vitesse de l’éclair.

Le saint Jour de Pâques est un jour de réjouissance, puisqu’il représente le but ultime, l’accomplissement de notre foi en tant que chrétiens. Saint Paul, même nous le rappelle : “…Si le Christ n’est pas ressuscité notre foi est vaine…”. Par Sa Passion, Sa Mort et Sa Résurrection, le Sauveur arrache les ELUS à l’esclavage du péché et à l’emprise de la mort. Sa résurrection est aussi le gage d’une vie nouvelle dans ce monde comme dans l’autre.

Dans le Pater Noster, nous prions Dieu qu’Il fasse advenir son Règne et qu’Il fasse que  Sa Volonté soit faite “…sur la terre comme au Ciel…”.
Le dimanche de Pâques représente l’accomplissement de cette promesse sous la forme de l’Eglise, en tant qu’institution, figurant de manière tangible, le Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus- christ et de manière analogique les Hiérarchies et Puissances Célestes.

Cette promesse d’une “nouvelle vie en Jésus-christ” est aussi une des raisons pour laquelle les nouveaux convertis, les catéchumènes, sont généralement baptisés, et autrefois confirmés, durant la Vigile Pascale. Leur baptême, en cette solennité si singulière, par analogie à la Mort et à la Résurrection du Sauveur, figure leur mort au péché et leur nouvelle vie en Jésus-Christ.

La fête de Pâques étant l’acmé, le “point culminant”, l’aboutissement de l’année liturgique, à cette occasion, très logiquement, l’Eglise nous demande, comme l’on disait naguère, de “faire nos Pâques, c’est à dire, de confesser nos péchés et de recevoir humblement Notre Sauveur sous la forme du Pain Transsubstantié.

La résurrection de Notre Seigneur n’est pas qu’un simple événement qui s’est produit à un instant “T” de l’Histoire, elle est, si nous pouvons dire, d’une “actualité permanente”, en ce sens que le Christ est ressuscité Corps et Âme , qu’il vit dans un éternel présent  à nos côtés,  dans tous les tabernacles de la Terre ainsi qu’au Ciel.

Comme nos frères chrétiens d’orient, aimons à  dire et répéter :

-Le christ est ressuscité, Alleluiah !

– Il est vraiment ressuscité!

 

 

 

Christus vincit!

Christus regnat!

Christus imperat!

 

 

 

 

 

* les visions d’Ann-Kathrin Emmerich sont disponibles aux éditions Téqui.