Le Christocentrisme : la vraie Voie vers l’écologie.

ELEVAGE EN BATTERIECes quelques lignes, sont un préambule à d’autres articles à venir, à plus ou moins long terme, tournant autour du thème de l’écologie.
Au détour de conversations, que nous avons fréquemment, et affectionnons, avec nos coreligionnaires, il n’est pas rare que notre interlocuteur, sensible à la souffrance animale ou aux problèmes environnementaux, déplore le fait que peu de chrétiens s’engagent concrètement pour cette cause, laissant ainsi le champ libre à ceux qui veulent “politiser”, et donc, détourner ces questions à leur seul profit.
En effet, même si certains politiciens se réclamant de cette cause adhèrent à des idéologies situées aux antipodes des valeurs chrétiennes, cela n’est pas une raison pour les laisser accaparer le débat en éludant la question.
Qui plus est, pendant longtemps, bon nombre de chrétiens, ainsi que d’adeptes d’autres religions monothéistes, consécutivement à une interprétation erronée de certains passage du livre de la Genèse, ont adopté une vision anthropocentrique de l’univers .
En effet, les saintes écritures nous apprennent que l’Homme est le sommet de la création , et que, de ce fait, il a une certaine “autorité” sur les créatures qui lui sont inférieures. L’homme, se croyant le centre de l’univers et l’unique “bénéficiaire” de la création, s’est arrogé le droit de l’exploiter à sa guise, croyant pouvoir en disposer comme bon lui semble ; ainsi, dominé par ses mauvais penchants, il l’a asservie, détruite, (sur)exploitée; hypothéquant ainsi l’avenir des générations futures.
Conséquence de ses mauvais penchants, mais également du progrès technologique lié à son esprit “prométhéen”, l’être humain ne parvient pas,ou plus,  à se fixer des limites, ce qui entraîne des catastrophes écologiques et donc des drames humains.
A cette fausse vision des choses, il faut opposer la théologie christocentrique de Saint Paul telle qu’elle est exposée et condensée notamment dans l’hymne christique de l’épître aux Colossiens: “Le Fils est l’Image du Dieu Invisible…Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre…Tout a été créé PAR LUI ET POUR LUI…”. Les vérités que nous fait entrevoir ce passage des saintes écritures nous placent dans une toute autre perspective; certes, l’Homme, s’il est le “chef-d’oeuvre” de la création, et de ce fait la domine, n’en est pas pour autant le dédicataire, encore moins le propriétaire, il n’en est que l’usufruitier, ou plus exactement l’économe  . La création étant voulue par Dieu, elle a par conséquent , une valeur intrinsèque et doit donc être respectée. La domination de l’homme, toute relative, doit donc s’accomplir dans une attitude de contemplation.
Soit dit en passant, la nature, l’oeuvre du Bon Dieu, peut, à la faveur d’une promenade au calme, constituer un excellent support de méditation.
Fort de ces constatations, nous devons prendre conscience du fait que la création et les créatures (animales) ont une valeur en elle-mêmes, et qu’elles n’ont pas été créées uniquement pour servir à l’homme, qui doit, et devra plus encore à l’avenir en user avec sagesse. Cela passera par une reconsidération de nos modes de consommation, de manière à , autant que faire se peut, éviter le gaspillage en privilégiant, par exemple, les filières courtes et les produits issus de l’agriculture biologique.

Plus que jamais, il est temps de s’abandonner totalement à la Divine Providence. Méditons les paroles de Notre Seigneur en Mathieu 6,26 : “…Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtu…Regardez, les oiseaux du ciel ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers, mais votre Père Céleste les nourrit…Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une seule coudée à la durée de sa vie?… ”

Charles Meret ZolverCalinou le bienheureux! archives personnelles de l'auteurLe très regretté Calinou…
(archives personnelles de l’auteur)

Saint Claude La Colombiere, martyre de la cause papiste.

Après notre évocation rapide de la vie de Sainte Marguerite Marie, au mois d’août, dans la rubrique “spiritualité”, nous ne pouvions pas ne pas évoquer celui qui fut son confesseur. Si, Sainte Marguerite-Marie par les grâces extraordinaires dont la gratifia Notre Seigneur, fut la “cheville ouvrière” de la dévotion au Sacré Coeur, on peut dire que saint Claude La Colombière, en sa qualité de prêtre, prédicateur et confesseur, en fut le promoteur.
Claude La Colombière naquit le 2 février 1641 à Saint Symphorien d’Ozon dans l’ancienne province du Dauphiné de Bertrand La Colombière, notaire, et Marguerite Coindat. Ses jeunes années, dont nous ne disposons que de peu d’éléments, furent apparemment heureuses, menant une vie sociale plutôt active comme la plupart des gens de son époque et de son milieu.
Assez tôt, éprouvant selon ses dires “une aversion pour la vie qu’il choisissait”, il se sentit attiré par la vie religieuse. Conséquence de cet appel à la Sainte Vocation et de ses dispositions d’âme et d’esprit, à l’âge de dix-sept ans, il entre comme novice dans la Compagnie de Jésus à Avignon, puis, accomplira ses humanités dans ce même lieu. Ses études de philosophie terminées, il est nommé professeur de littérature et de grammaire dans cet établissement.
Après cinq années passées à enseigner les 2 disciplines littéraires précitées, il est envoyé à Paris pour étudier la théologie. Remarqué pour la finesse de son esprit et son érudition, il est choisi par ses supérieurs comme précepteur des enfants du ministre Colbert.
Ses études de théologie terminées, et une fois ordonné prêtre, il retourne à Lyon, où, avant son entrée au noviciat il avait étudié la rhétorique et la philosophie, et là, continue un temps l’enseignement puis assure la prédication dans diverses congrégations.
En 1674, après 15 ans passés au sein de la Compagnie de jésus, à la faveur de la pratique traditionnelle et périodique des exercices de Saint Ignace, il fait voeux d’observer les règles et les constitutions de la Compagnie. Au cours de ces exercices il fait une expérience spirituelle de libération intérieure et voit ses capacités à ouvrir son coeur, à “se donner” aux autres dans le cadre de son ministère s’accroître avec sa charité.
En 1675, il est nommé recteur du collège de Paray le Monial et devient par la même occasion, le confesseur et directeur de conscience de Sainte Marguerite-Marie. Il est plus que probable que ses supérieurs étaient au courant des Faveurs Célestes dont le Seigneur avait gratifié la Sainte, et qu’en conséquence, il lui fallait un éminent conseiller spirituel pour éclairer son incertitude; d’ailleurs, Notre Seigneur Lui-Même, lui avait révélé qu’il lui enverrait son “fidèle serviteur et parfait ami” (voir notre précédent article à la rubrique “spiritualité du mois d’août).
Confortée par une certitude intérieure et mue pat une motion du Saint Esprit, Marguerite-Marie ouvrit son coeur au saint prêtre, qui de son côté lui assura que ses visions étaient authentiques, qu’elles n’étaient pas le fruit d’un esprit malade ni induites par le Malin , le “Singe de Dieu”.
Il lui demanda également de retranscrire par écrit tout ce qu’elle expérimentait dans son âme.
Certain lui-même, car mu par une inspiration divine, de l’authenticité des visions, le saint s’employa à propager la dévotion au Coeur Sacré de Notre Seigneur.
En 1676, après un an et demi passé à Paray le Monial, le temps probablement qu’avait fixé la Divine Providence, il part pour Londres où il est nommé prédicateur attitré de la Duchesse d’York. En plus de la mission d’instruire l’auguste personne, il oeuvrera, en outre, à ramener plusieurs “apostats” dans le giron de la Sainte Eglise Catholique et Romaine en les instruisant solidement dans la Vraie Foi, et ce, malgré les graves troubles qui agitaient le pays à cette époque. Ce travail acharné, d’apostolat, dans des conditions très difficiles, eut raison de sa santé; il fut atteint d’une infection pulmonaire, mais, malgré cela, continua inlassablement à ramener des âmes au Bon Dieu.
En 1678, il fut arrêté, car accusé calomnieusement, d’être au coeur d’un complot fomenté par les jésuites dans le but d’assassiner le roi Charles II. Malgré son très mauvais état de santé, il fut jeté en prison, il y resta trois semaines durant lesquelles il subit de graves privations qui ne firent qu’aggraver son état. Il fut finalement, par un décret royal, expulsé d’Angleterre.
Il ne recouvra jamais la santé, au contraire, son état ne fit qu’empirer.
En 1681, on le renvoya à Paray où il rendit son âme à Dieu le 15 février 1682.
Il fut béatifié sous le pontificat de Pie XI en 1929 puis canonisé par le pape Jean Paul II en 1992.
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Charles Meret Zolver