L’avent

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désigne la période des quatre semaines qui précèdent Noël et permettent aux fidèles de se préparer à célébrer cette solennité; étymologiquement ce terme signifie “avènement” (adventus en latin). Primitivement, il désignait la fête même de l’avènement de Notre Seigneur. Ce n’est que depuis le Vème siècle que ce mot ne s’applique plus qu’aux jours de recueillement et de prière précédant Noël.

Les pratiques et dispositions prescrites par l’Eglise à cette occasion ont variées aux cours des âges; par exemple, au VIème siècle, un décret du concile de Tours (566) , obligeait les religieux à jeûner trois fois par semaine de septembre à novembre, ainsi que tous les jours du mois de décembre jusqu’à la Noël.

En occident, à l’exception de certains ordre religieux d’observance traditionnelle, les austérités qui consacraient, jadis, ce saint temps, se sont peu à peu adoucies jusqu’à disparaître. Toutefois, la liturgie, par son contenu (nature des textes) et sa forme (couleur des ornements), nous rappelle que même si l’attente est joyeuse, elle doit néanmoins s’accomplir dans un esprit de pénitence , préalable indispensable pour parvenir au recueillement et dispositions d’esprit nécessaires à la célébration de cette solennité.

La durée  de l’avent, non plus,  n’était pas la même dans toute la chrétienté, elle variait généralement de quatre à six semaines, ce n’est que vers le XIIIème siècle que la majeure parties des églises latines d’occident opteront définitivement  pour une durée de quatre semaines.  Il n’en est pas de même partout, de nombreuses églises orthodoxes ou orientales entrent en préparation dés avant la mi-novembre.

D’après certains commentateurs et théologiens, ces quatre dimanches représentent les quatre mille ans  qui ont précédés la venue de Notre Seigneur . Quarante siècles durant lesquels les hommes se détournèrent progressivement de leur Créateur. La notion de Dieu s’étant altérée, il était inévitable que le morale se corrompît  . L’ensoleillement décroissant de cette période de l’année figurerait donc  la perte de la Lumière Divine . Mais, au moment même où l’humanité touchait presque l’abîme, voici que la LUMIERE, illuminant toute chose en ce monde, descendait du  Ciel pour tout régénérer. Même si, depuis les travaux du savant israélien Shemaryahu  Talmon  portant sur les manuscrits de la grotte  de Qumran, nous avons la quasi certitude que Notre Seigneur est bien né un vingt-cinq décembre, et que, d’après les écrits de l’historien Sixte Jules “l’africain”, datant de l’an deux-cents vint et un de notre ère, les premiers chrétiens célébraient déjà l’annonciation le vingt-cinq mars, soit, précisément, neuf mois avant le vingt-cinq décembre,  il  est difficile de ne pas faire de rapprochement avec les célébrations païennes du solstice d’hiver. Qu’est-ce à dire, Que l’Eglise occulterait quelque vérité pour “enjoliver” une réalité par trop “prosaïque”? Bien évidement il n’en est rien , mais dans cet occident tout fraîchement christianisé et encore très imprégné de paganisme, il fallait bien user d’analogies et de symboles que le “vulgum pecus” soit à même de s’approprier. N’oublions pas non plus que certains païens pressentirent , comme par Révélation Divine, la Rédemption du genre humain , comme l’attestent , par exemple, ces vers de Virgile: ” Les derniers temps prédits par la sybille arrivent enfin!” “… avec le règne de Saturne la justice va renaître, car une nouvelle race descend du Ciel. La naissance de cet Enfant va clore l’âge de fer et inaugurer dans le monde un âge d’or. Qu’il soit donc l’objet de tous tes soins, chaste Lucine.”

La liturgie de l’ Avent, si nous voulons  correctement l’appréhender ,  figure les trois avènements de Jésus-Christ : le premier dans l’infirmité de la chair au milieu du peuple juif, le second, en esprit et vertu , il s’opère en chacun de nous, pourvu toutefois que nous soyons aptes à LE recevoir (StBernard). Le troisième enfin dans la gloire et la majesté, à la fin des temps, lorsqu’ IL jugera toute chose avec équité, TERRIBLE jour que celui-là…

Il nous faut donc préparer la solennité de Noël dans un esprit de pénitence et de gratitude, en effet, depuis la Faute originelle, nous avions, en la personne du premier homme, Adam, mérités d’être, à jamais, bannis du Ciel. Le Verbe de Dieu s’est fait Chair, a souffert, est mort, et de quelle mort! Pour nous racheter. A cette occasion, toutes nos pensées ne devraient être que reconnaissance  et amour envers Notre  Créateur et Rédempteur !

 

Bonnes, Saintes et heureuses fêtes de fin d’année à tous.

 

 

Charles Meret Zolver

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