Le Christocentrisme : la vraie Voie vers l’écologie.

ELEVAGE EN BATTERIECes quelques lignes, sont un préambule à d’autres articles à venir, à plus ou moins long terme, tournant autour du thème de l’écologie.
Au détour de conversations, que nous avons fréquemment, et affectionnons, avec nos coreligionnaires, il n’est pas rare que notre interlocuteur, sensible à la souffrance animale ou aux problèmes environnementaux, déplore le fait que peu de chrétiens s’engagent concrètement pour cette cause, laissant ainsi le champ libre à ceux qui veulent “politiser”, et donc, détourner ces questions à leur seul profit.
En effet, même si certains politiciens se réclamant de cette cause adhèrent à des idéologies situées aux antipodes des valeurs chrétiennes, cela n’est pas une raison pour les laisser accaparer le débat en éludant la question.
Qui plus est, pendant longtemps, bon nombre de chrétiens, ainsi que d’adeptes d’autres religions monothéistes, consécutivement à une interprétation erronée de certains passage du livre de la Genèse, ont adopté une vision anthropocentrique de l’univers .
En effet, les saintes écritures nous apprennent que l’Homme est le sommet de la création , et que, de ce fait, il a une certaine “autorité” sur les créatures qui lui sont inférieures. L’homme, se croyant le centre de l’univers et l’unique “bénéficiaire” de la création, s’est arrogé le droit de l’exploiter à sa guise, croyant pouvoir en disposer comme bon lui semble ; ainsi, dominé par ses mauvais penchants, il l’a asservie, détruite, (sur)exploitée; hypothéquant ainsi l’avenir des générations futures.
Conséquence de ses mauvais penchants, mais également du progrès technologique lié à son esprit “prométhéen”, l’être humain ne parvient pas,ou plus,  à se fixer des limites, ce qui entraîne des catastrophes écologiques et donc des drames humains.
A cette fausse vision des choses, il faut opposer la théologie christocentrique de Saint Paul telle qu’elle est exposée et condensée notamment dans l’hymne christique de l’épître aux Colossiens: “Le Fils est l’Image du Dieu Invisible…Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre…Tout a été créé PAR LUI ET POUR LUI…”. Les vérités que nous fait entrevoir ce passage des saintes écritures nous placent dans une toute autre perspective; certes, l’Homme, s’il est le “chef-d’oeuvre” de la création, et de ce fait la domine, n’en est pas pour autant le dédicataire, encore moins le propriétaire, il n’en est que l’usufruitier, ou plus exactement l’économe  . La création étant voulue par Dieu, elle a par conséquent , une valeur intrinsèque et doit donc être respectée. La domination de l’homme, toute relative, doit donc s’accomplir dans une attitude de contemplation.
Soit dit en passant, la nature, l’oeuvre du Bon Dieu, peut, à la faveur d’une promenade au calme, constituer un excellent support de méditation.
Fort de ces constatations, nous devons prendre conscience du fait que la création et les créatures (animales) ont une valeur en elle-mêmes, et qu’elles n’ont pas été créées uniquement pour servir à l’homme, qui doit, et devra plus encore à l’avenir en user avec sagesse. Cela passera par une reconsidération de nos modes de consommation, de manière à , autant que faire se peut, éviter le gaspillage en privilégiant, par exemple, les filières courtes et les produits issus de l’agriculture biologique.

Plus que jamais, il est temps de s’abandonner totalement à la Divine Providence. Méditons les paroles de Notre Seigneur en Mathieu 6,26 : “…Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtu…Regardez, les oiseaux du ciel ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers, mais votre Père Céleste les nourrit…Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une seule coudée à la durée de sa vie?… ”

Charles Meret ZolverCalinou le bienheureux! archives personnelles de l'auteurLe très regretté Calinou…
(archives personnelles de l’auteur)

Saint Claude La Colombiere, martyre de la cause papiste.

Après notre évocation rapide de la vie de Sainte Marguerite Marie, au mois d’août, dans la rubrique “spiritualité”, nous ne pouvions pas ne pas évoquer celui qui fut son confesseur. Si, Sainte Marguerite-Marie par les grâces extraordinaires dont la gratifia Notre Seigneur, fut la “cheville ouvrière” de la dévotion au Sacré Coeur, on peut dire que saint Claude La Colombière, en sa qualité de prêtre, prédicateur et confesseur, en fut le promoteur.
Claude La Colombière naquit le 2 février 1641 à Saint Symphorien d’Ozon dans l’ancienne province du Dauphiné de Bertrand La Colombière, notaire, et Marguerite Coindat. Ses jeunes années, dont nous ne disposons que de peu d’éléments, furent apparemment heureuses, menant une vie sociale plutôt active comme la plupart des gens de son époque et de son milieu.
Assez tôt, éprouvant selon ses dires “une aversion pour la vie qu’il choisissait”, il se sentit attiré par la vie religieuse. Conséquence de cet appel à la Sainte Vocation et de ses dispositions d’âme et d’esprit, à l’âge de dix-sept ans, il entre comme novice dans la Compagnie de Jésus à Avignon, puis, accomplira ses humanités dans ce même lieu. Ses études de philosophie terminées, il est nommé professeur de littérature et de grammaire dans cet établissement.
Après cinq années passées à enseigner les 2 disciplines littéraires précitées, il est envoyé à Paris pour étudier la théologie. Remarqué pour la finesse de son esprit et son érudition, il est choisi par ses supérieurs comme précepteur des enfants du ministre Colbert.
Ses études de théologie terminées, et une fois ordonné prêtre, il retourne à Lyon, où, avant son entrée au noviciat il avait étudié la rhétorique et la philosophie, et là, continue un temps l’enseignement puis assure la prédication dans diverses congrégations.
En 1674, après 15 ans passés au sein de la Compagnie de jésus, à la faveur de la pratique traditionnelle et périodique des exercices de Saint Ignace, il fait voeux d’observer les règles et les constitutions de la Compagnie. Au cours de ces exercices il fait une expérience spirituelle de libération intérieure et voit ses capacités à ouvrir son coeur, à “se donner” aux autres dans le cadre de son ministère s’accroître avec sa charité.
En 1675, il est nommé recteur du collège de Paray le Monial et devient par la même occasion, le confesseur et directeur de conscience de Sainte Marguerite-Marie. Il est plus que probable que ses supérieurs étaient au courant des Faveurs Célestes dont le Seigneur avait gratifié la Sainte, et qu’en conséquence, il lui fallait un éminent conseiller spirituel pour éclairer son incertitude; d’ailleurs, Notre Seigneur Lui-Même, lui avait révélé qu’il lui enverrait son “fidèle serviteur et parfait ami” (voir notre précédent article à la rubrique “spiritualité du mois d’août).
Confortée par une certitude intérieure et mue pat une motion du Saint Esprit, Marguerite-Marie ouvrit son coeur au saint prêtre, qui de son côté lui assura que ses visions étaient authentiques, qu’elles n’étaient pas le fruit d’un esprit malade ni induites par le Malin , le “Singe de Dieu”.
Il lui demanda également de retranscrire par écrit tout ce qu’elle expérimentait dans son âme.
Certain lui-même, car mu par une inspiration divine, de l’authenticité des visions, le saint s’employa à propager la dévotion au Coeur Sacré de Notre Seigneur.
En 1676, après un an et demi passé à Paray le Monial, le temps probablement qu’avait fixé la Divine Providence, il part pour Londres où il est nommé prédicateur attitré de la Duchesse d’York. En plus de la mission d’instruire l’auguste personne, il oeuvrera, en outre, à ramener plusieurs “apostats” dans le giron de la Sainte Eglise Catholique et Romaine en les instruisant solidement dans la Vraie Foi, et ce, malgré les graves troubles qui agitaient le pays à cette époque. Ce travail acharné, d’apostolat, dans des conditions très difficiles, eut raison de sa santé; il fut atteint d’une infection pulmonaire, mais, malgré cela, continua inlassablement à ramener des âmes au Bon Dieu.
En 1678, il fut arrêté, car accusé calomnieusement, d’être au coeur d’un complot fomenté par les jésuites dans le but d’assassiner le roi Charles II. Malgré son très mauvais état de santé, il fut jeté en prison, il y resta trois semaines durant lesquelles il subit de graves privations qui ne firent qu’aggraver son état. Il fut finalement, par un décret royal, expulsé d’Angleterre.
Il ne recouvra jamais la santé, au contraire, son état ne fit qu’empirer.
En 1681, on le renvoya à Paray où il rendit son âme à Dieu le 15 février 1682.
Il fut béatifié sous le pontificat de Pie XI en 1929 puis canonisé par le pape Jean Paul II en 1992.
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Charles Meret Zolver

LA DEVOTION AU SACRE COEUR DE NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST : ULTIME REMPART CONTRE L’ABÎME !

sainte-marguerite-marie-montre-sacre-coeur-tableauMarguerite Alacoque , qui deviendra Marguerite-Marie lors de sa confirmation, est née d’une famille de notaires,  le 22 juillet 1647, à Vérovres dans le Charolais, en Bourgogne.  Elle était la cinquième enfant de la famille, mais, malheureusement, alors qu’elle n’avait que huit ans, elle perdit son père. Suite à ce décès, la décision fut prise de la placer en pension chez les Clarisses à Mâcon. Dés cette période, elle soumit son corps à  de sévères mortifications ; comme si cela ne suffisait pas, elle fut atteinte d’une maladie osseuse qui la  cloua sur un lit de souffrance pendant  quatre ans. Elle fut  miraculeusement guérie de ce mal après avoir fait voeu à la Très Sainte vierge Marie de se consacrer à la vie religieuse. C’est alors que Notre Dame lui apparut une première fois.

D’autres épreuves l’attendaient, devenue orpheline de père, sa mère, signa en faveur de son beau-frère une renonciation à ses revenus en échange de leur entretient. La belle famille s’installa dans la maison, confisqua  à la propriétaire tout usage de ses biens. C’est là que commença une grande période de persécutions. Démunie de tout, Marie fut spirituellement formée directement par Notre Seigneur, qui lui apparut  en Croix ou sous la forme de “L’Ecce Homo”. Elle ne s’étonnait pas de ces visions pensant que le commun des mortels était gratifiés des mêmes privilèges…

Ce n’est qu’à l’âge de dix-sept ans , qu’elle put récupérer son bien . Il était temps pour elle de “s’établir dans le monde”. Bien que pratiquant régulièrement la mortification sous diverses formes, elle commença, sous la conduite de sa mère, à mener une vie mondaine . C’est là que survint l’épisode très fameux de la vie de la Sainte durant lequel Notre Seigneur lui apparut durant la flagellation lui reprochant son “infidélité”. Cette vision la marqua à tout jamais.

Après avoir visité  plusieurs couvents, c’est en entrant dans celui de la Visitation à Paray le Monial, que,  mue par la  motion  d’une locution intérieure, elle sut que c’était à cet endroit que le Seigneur la voulait.  Elle y entra le 25 mai 1671 et prononça ses voeux perpétuels au mois de novembre de l’année suivante.

Mais, les nombreuses extases et phénomènes mystiques dont la gratifiait Notre Seigneur, ne manquèrent pas d’agacer ses supérieures qui lui demandèrent de faire cesser ces manifestations si elle voulait être admise au noviciat. Bien évidemment ces phénomènes ne dépendaient pas d’elle, elle s’en plaignit à son Divin Maître! C’est alors que le Seigneur, à l’instar d’une Marie d’Agreda ou d’une Sainte Brigitte, lui fit connaître sa douloureuse Passion.  Dés lors, la Soeur n’eût de cesse de s’unir aux souffrances de Jésus sur la Croix, tant et si bien qu’elle n’eut plus un seul moment de répit  jusqu’à sa mort.

Tout comme l’or doit passer au feu pour être purifié, notre Seigneur “préparait” celle qui serait la messagère de son Sacré Coeur . Le 27 décembre 1673, devant le Très Saint Sacrement de l’Autel, eut lieu la première apparition. Privilège extraordinaire, le Seigneur la fit reposer longuement sur son Divin Coeur, puis, nous dit l’hagiographe : “…Il lui découvrit les merveilles de son Amour et les secrets inexprimables de son Coeur…”. Méditons les  Paroles mêmes de Jésus :”…Mon Divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes …que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il  se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux Trésors que je te découvre et qui contiennent les Grâces sanctifiantes  et salutaires pour les retirer de l’abîme de perdition.”

La seconde manifestation du Divin Coeur eut lieu au printemps 1674, toujours en présence du Très Saint Sacrement, c’est là, que la Sainte reçut le commandement de  communier tous les premiers vendredis de chaque mois et qu’elle sut que Notre Seigneur la ferait participer aux souffrances de l’agonie toutes les nuits du jeudi au vendredi; ce qui deviendra plus tard la pieuse et édifiante pratique de l’Heure Sainte.

L’apparition la plus connue et  dont le message figure sur les images pieuses se déroula du 13 au 20 juin 1675. Montrant son Coeur, le Seigneur lui dit : “…Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes,… jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude…”.

En plus de propager la dévotion envers son Sacré Coeur, le Seigneur demanda à la Sainte de transmettre Ses Divines Volontés concernant le Royaume de France ; s’adressant au roi, en l’occurrence, LouisXIV, il fit transmettre à la Soeur, ce message, qu’elle reçut en juin 1689: “…Fais savoir au Fils aîné de mon Sacré Coeur, que, comme sa naissance naturelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de Ma Sainte Enfance, de même, il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle, par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Coeur Adorable, qui veut triompher su sien, et par son entremise, de celui des grands de la terre. Il veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravés dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds ses têtes orgueilleuses et superbes, pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise.”

Malheureusement, le roi n’acquiesça pas à la totalité de la demande. Cent ans plus tard, presque jour pour jour, le 17 juin 1789, le tiers-état s’auto-proclama “assemblée nationale”, nous connaissons tous la suite…

Sainte Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690. Elle fut canonisée le 13 mai 1920 sous le pontificat de Benoit xv.

Charles Meret Zolver

Le Japon était disposé à faire la paix…

HIROSHIMASoixante-dix   ans après la fin de la seconde guerre mondiale , on le sait, c’est officiel, les gouvernements des pays intéressés l’ont admis : l’utilisation de l’arme nucléaire n’était en rien indispensable à l’obtention de  la capitulation du Japon. Les alliés exigeaient une reddition sans condition, le président américain était prêt pour cela à sacrifier la vie de plus de 200 000 civils.

Une des pages les plus terrible de l’histoire de la guerre :

6 août 1945 à 8h15 : la soute à bombes s’ouvre, “Little Boy”, l’arme secrète, un curieux objet de forme oblongue et  grossière, suspendue à un parachute, lentement, plane. De nombreux habitants de la ville, malgré l’alerte donnée par les autorités, observent le bombardier, d’apparence inoffensive, ainsi que le parachute blanc qui se détache dans l’azur du ciel au soleil levant. 43 secondes plus tard, à une altitude de 579 mètres, “Little Boy” explose:

Un éclair  dans le ciel, puis, une terrible déflagration suivie d’un immense panache de fumée  formant  le fameux ” champignon atomique”. L’enfer lâché sur Hiroshima anéanti 70000 vies d’un seul coup; les victimes sont, déchiquetées, brûlées ou ” implosées” sous l’effet du blast. Conséquence de l’immense chaleur dégagée par la bombe,  une partie de la ville  à littéralement fondue en une masse informe.

Des années plus tard des rescapés témoignent : “Les gens avaient la peau entièrement carbonisée, noire. Ils n’avaient plus de cheveux, leur état était tel que l’on ne parvenait pas au premier coup d’oeil à distinguer s’ils étaient de dos ou de face…Nombre d’entre eux gisaient mourant sur le sol. Des années après j’ai encore cette image devant les yeux… Leur apparence n’avait plus rien d’humain. Ils se déplaçaient d’une manière particulière, très lentement. Moi-même j’étais l’un d’entre eux.”

Rien qu’à Hiroshima le nombre de victimes est passé de 140000 à la fin de l’année 1945 à 200 000 en 1950.

Etait-il vraiment indispensable d’éliminer en l’espace d’un instant, avec une arme inconnue jusqu’alors  plus de 200 000 vies humaines ? Cela fait maintenant 70 ans que l’instrument de destruction le plus efficace jamais conçu par l’homme a été testé sur les populations civiles d’Hiroshima et de Nagasaki. Trois jours après la première bombe, les américains larguèrent  la seconde sur Nagasaki. Les experts estiment, qu’au total, si l’on inclus les victimes indirectes (radiations, effets secondaires…), le nombre de tués dépasse certainement les 500 000 !

L’homme  qui a ordonné la mort de ces 200 000 personnes, pour la plupart des civils, s’appelait Henry S. Truman, président des Etats-unis d’Amérique. Un des arguments avancés,  est que l’utilisation de la bombe a permis de mettre un terme à la guerre plus rapidement et de préserver  ainsi la vie de nombreux soldats américains. L’utilisation de l’arme nucléaire a surtout été une démonstration de force à l’adresse des soviétiques qui ne la possédaient pas encore…

Plusieurs documents attestent que le Japon était prêt à faire la paix :

Des documents découverts au début des années 2000 dans la bibliothèque universitaire de Bâle et connus sous le nom “Des Carnets de Per Jacobson”,  attestent qu’il y’ a bien eu des tractations entre l’Empire du Soleil  Levant et les Etat-unis en vue d’un accord de paix. Allan Dulles du côté américain, et du côté japonais Kitamura ainsi que Yoshimura, se sont rencontrés en vue de pourparlers pour des accords de paix à 2 reprises à Bâle et Wiesbaden.

C’est l’historien japonais Yukio Sugama, qui , avec l’accord posthume de Masaki Miyake , a le premier, révélé l’existence des “Carnet Jacobson” à la fin de l’année 2004. D’après ces documents, dés avril 1945 le nouveau 1er ministre, l’amiral Suzuki Kantaro ainsi que les ministre des affaires étrangères Togo et de la Marine Yonai  recherchaient une solution de paix, alors que leurs trois homologues américains  prônaient une politique jusqueboutiste.

Précédemment, on avait chargé l’ancien premier ministre Hirota de prendre contact avec le gouvernement soviétique en vue d’initier des pourparlers de paix. Molotov, refusant de recevoir Sato, cette initiative  échoua. Les américains, ayant intercepté  le câble du ministre des affaires étrangères Togo, envoyé de Tokyo à son homologue russe, étaient au courant de ces tractations. Face à cette délicate situation,  on dut  faire appel à un “intermédiaire”:  un banquier de haut vol, le suédois Per Jacobsson . On  loua les services de Jacobson, non pas tant pour ses compétences diplomatiques,  que parce qu’il était rompu , de par sa profession, à l’art de la dissimulation et du secret (les russe ne devaient rien savoir!). On le fit passer pour un ecclésiastique en lui établissant un vrai/faux passeport : Per Jacobson devint ainsi “le Père Jacobsson”!

Les pourparlers échouèrent  sur les termes “reddition sans conditions”:

Le 4 juillet les japonais rencontrèrent Jacobsson, le lendemain, ce fut au tour des américains. L’offre de paix proposée par les japonais fut refusée, en effet, comme l’avaient exigé les alliés à la Conférence de Casablanca en 1943, la capitulation devait être “sans condition”; or, les japonais avaient posé un seule condition à leur capitulation : qu’aucun mal ne fut fait à l’Empereur. Le 14 juillet, Jacobsson eu une entrevue avec  Alan Dulles à Wiesbaden. Les américains campant sur leur position refusèrent la proposition japonaise. Pour un malheureux terme manquant , par formalisme peut-être, par un sournois et opportuniste calcul plus probablement, le sort de centaines de milliers d’êtres humains ce jour là bascula…

Outre le sacrifice inutile de centaines de milliers de civils, la bombe, et plus spécialement, celle qui fut larguée sur Nagasaki, a eu un autre effet, peut-être encore plus désastreux sur le très long terme : en effet, c’était à Nagasaki et dans sa région, qu’étaient concentrés  les neuf dixièmes de la communauté chrétienne japonaise. Ceux qui ont décidé de cette opération, ne pouvaient ignorer ce fait…

Charles Meret Zolver

Joris Karl Huysmans : de la décadence au mysticisme chrétien

huysmans-5 (1)Joris-Karl Huysmans , de son vrai nom, Charles Marie Georges Huysmans,  né le 5 juin 1848 à Paris et mort le 12 mai 1907 dans cette même ville, est un écrivain et critique d’art français, dont la majeure partie de l’oeuvre dresse un tableau d’un réalisme saisissant de la société française de la fin du XIXème siècle.

Huysmans est l’unique enfant d’un père néerlandais et d’une mère française. A l’âge de 20 ans il débute une longue carrière au Ministère de l’Intérieur, c’est durant cette période qu’il accomplira la majeure partie de son oeuvre.

En 1874, il publie à compte d’auteur, ” Le Drageoir aux Epices”, un recueil de poésies en prose, puis, un premier roman, inspiré de ses relations amoureuses avec une soubrette : ” Marthe Histoire d’une Fille”. Ses débuts prometteurs le font remarquer d’Emile Zola. Avec ” Sac au Dos”, sa nouvelle basée sur sa courte expérience militaire au sein de l’armée française durant le conflit franco-prussien, il collabore en compagnie de Maupassant et d’autres grandes figures du naturalisme français aux “Soirées de Médan”, recueil collectif de 6 nouvelles .

En 1879, il publie ” Les Soeurs Vatard”, qu’il dédie à Emile Zola; cependant, son style décadent, violent et désabusé, le marginalise.  Avec “En Ménage” et  “A vau l’eau” il commence déjà à se démarquer du courant naturaliste. Mais c’est avec “A rebours”, son roman le plus connu,  que le changement de style devient vraiment patent:  Des Esseintes, le personnage principal, dernier survivant d’une illustre et noble lignée, incarne la “quintessence”, si l’on peut dire, de l’esprit décadent de cette fin de XIXème siècle, il est, à l’instar de son créateur, animé par un profond dégoût de son époque, ce qui le contraint à se servir de ce que l’on  pourrait appeler de “moyens de s’évader”  (cette époque ressemble diablement à la nôtre…).

En 1891, il publie, fruit d’une curiosité intellectuelle, d’une quête spirituelle et surtout d’un fort attrait pour l’occultisme et les phénomènes surnaturels, le très controversé “là-bas”.  Cette “appétence”pour l’étrange, semble être le fruit de relations suivies avec divers praticiens de l’occulte, notamment un certain Joseph Antoine Boullan,prêtre défroqué, duquel il s’inspire pour créer le personnage du Docteur  Johannès.

Il fréquente parallèlement un autre homme d’Eglise : l’abbé Mugnier. C’est sur les conseils de cet ecclésiastique qu’il effectue une retraite à la Trappe d’Igny ainsi que plusieurs séjours à Saint Wandrille et à Solesmes. A Igny, il se confesse et reçoit la Sainte Communion; cette soudaine conversion racontée dans “En Route” puis, plus tard, dans  “La Cathédrale” (1898) et dont le récit  s’achève dans ” L’Oblat” (1903) fera beaucoup de bruit dans les milieux littéraires.

Consécutivement à l’aboutissement de son cheminement spirituel, Huysmans décide de prendre sa retraite et de mener une vie contemplative, en tant qu’oblat, à côté de l’abbaye de Ligugé.  Mais, conséquence de l’application de la loi sur les congrégations religieuses, les moines sont expulsés, Huysmans retourne à Paris, se retire chez les bénédictines de la rue Monsieur, puis, en 1906, publie sa dernière oeuvre,  “les Foules de Lourdes”.

Il meurt, dans de grandes souffrances, le 12 mai 1907;  sa mort est édifiante, il accepte avec calme et résignation toutes ses peines et ses douleurs et les offre à Dieu en expiation de ses péchés.

Huysmans était, par son père, descendant d’une lignée de peintres néerlandais , certaines oeuvres d’un de ses ancêtres, Cornelius Huysmans, sont même exposées au Louvre. Par son activité de critique d’art, il a contribué à promouvoir la peinture impressionniste et a permis au public de redécouvrir les artistes primitifs

Charles Meret Zolver

LE GERMANIUM :UNE PANACEE !

Le germanium organique est un minéral aux propriétés  très intéressantes, on l’appelle parfois vitamine “O”, comme “oxygène”, puisque la principale propriété du germanium est de favoriser l’oxygénation de la cellule.

Le minerai, la germanite, duquel est issu le germanium a été découvert  en Allemagne, dans une mine, près de Freiberg en 1885. Toujours en Allemagne, c’est le chimiste Clemens Alexander winkler qui le premier isola la substance proprement dite du minerai.

La structure atomique du germanium est telle, qu’il peut recevoir et transmettre des électrons, en faisant ainsi un semi-conducteur de premier ordre. Dans sa forme métallique il ne possède aucune propriété thérapeutique, mais grâce à sa bonne  conductivité il est abondamment utilisé dans l’industrie électronique.

Dans le cadre d’une complémentation alimentaire, il sera , bien évidemment, consommé sous sa forme organique. Mais ce sont bien ses propriétés citées plus haut qui en font un si précieux auxiliaire de santé. En effet, sa forte  conductivité, fait du germanium un” catalyseur de l’oxygène” au niveau cellulaire tout en y favorisant l’activité électrochimique.

Des les années 60 les scientifiques ont remarqué que plusieurs plantes et eaux minérales reconnues pour leurs propriétés thérapeutiques contenaient des quantités relativement importantes de germanium. En 1967, c’est un japonais, le Dr.Asai, qui le premier, parvint à synthétiser ce qui deviendra le germanium organique . Bien que cette substance soit élaborée en laboratoire on peut quand-même la qualifier d’organique dans la mesure où elle contient des atomes de carbone comme toute autre substance “organique”.

Contrairement à son équivalant non organique, toxique,  le germanium organique , d’après de nombreuses et récentes recherches à montré d’étonnantes propriétés “thérapeutiques” ou tout du moins des effets bénéfiques sur l’organisme :

– Il active les mécanismes de défense naturelles de l’organisme en stimulant le système immunitaire

– Il rétablit  de nombreux déséquilibre physiologiques, notamment la pression artérielle  et le taux de cholestérol.

– Combat  les radicaux libres.

– Aide l’organisme à se détoxifier

– Propriétés chélatrices (élimination des métaux lourds)

– Protection contre certaines formes de radiations

_ Effet protecteur sur les vaisseaux sanguins

– Améliore la circulation sanguine

– Améliore la vision

– Aide à combattre les douleurs chroniques et les états inflammatoires

– Favorise l’oxygénation de l’organisme ( au niveau cellulaire)

– Peut s’utiliser en application locale sur la peau pour profiter de ses effets antioxydants.

D’une manière générale,   la prise  régulière de germanium permettrait d’améliorer l’état de santé de l’organisme  et  de ralentir le processus de vieillissement.

Dans certains pays, notamment le japon et la Russie, le Germanium est utilisé  en complément d’autres thérapies, voir comme une alternative  à la chimiothérapie, pour traiter le cancer ; en effet, il a la propriété d’accélérer le métabolisme de la cellule en l’oxygénant et d’induire la production d’interféron…

La plupart des troubles et pathologies chroniques débutent, insidieusement, au niveau cellulaire. Les cellules, du fait d’un apport insuffisant en oxygène, subissent des altérations, des dommages, meurent; or, les scientifiques l’ont démontré, les seules cellules parvenant à proliférer sans un apport suffisant en oxygène sont les cellules cancéreuses…

Quel dose quotidienne peut-on absorber ?

Les praticiens suggèrent une dose de 100 mg /jour qui  peut-être augmentée, graduellement, si besoin, jusqu’à 1000 mg. Le Dr Asai a même administré des doses allant jusqu’à 2500 mg à des patients très sévèrement atteints. Le germanium n’est pas toxique et peut-être administré durant de longues périodes, il est éliminé par les voies naturelles 20 à 30 heures après son ingestion.

Charles Meret Zolver

Pas de mort programmée pour Vincent Lambert.

La nouvelle est tombée : contre toute attente, l’hydratation et l’alimentation de Vincent Lambert ne seront pas arrêtées . Le 23 juillet les médecins du centre hospitalier universitaire de Reims ont décidé de mettre fin à la procédure collégiale qui visait à arrêter l’alimentation et  l’hydratation de Vincent  au motif que “les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure” n’étaient pas réunies.

Toutefois, le Dr Simon, en charge de la funeste procédure, a annoncé à la famille son intention de saisir le procureur de la République dans le but de désigner, via le juge des tutelles, un tuteur légal chargé de la protection juridique de l’intéressé.

Rappelons que le tuteur nommé ne disposera d’aucune autorité pour prendre la décision d’arrêter les soins.

Selon Mme. Lambert, la mère de Vincent, si l’hôpital se préoccupe  de la protection de son fils, c’est donc qu’il est bien vivant, dans toutes les “acceptions” du terme… D’ailleurs la meilleure façon de le “protéger” serait de le transférer dans un centre de soins adaptés à son état. Plusieurs établissements français et étrangers ont dores et déjà proposé de l’accueillir ; souhaitons que le juge des tutelles mette tout en oeuvre pour faciliter son transfert .

Quoiqu’il en soit, on ne peut que  rendre grâce à Dieu  pour ce revirement d’une situation dont l’issue paraissait clairement en faveur des tenants de la culture de mort. N’oublions pas, qu’outre plusieurs ecclésiastiques, de nombreux présidents et membres d’associations d’obédience catholiques, se sont levés comme un seul homme pour protester contre cette infamie et surtout pour appeler les chrétiens et tous les hommes et femmes de bonne volonté à les imiter dans le rejet de ces “anti-valeurs”   et à prier pour que le corps médical ne valide pas  une décision aux conséquences aussi incalculables qu’irréparables…

 

Charles Meret Zolver

Bienheureux Louis Edouard Cestac: Un modèle de piété mariale.

Louis Edouard Cestac est né à Bayonne le 6 janvier 1801d’un père “Chirurgien de la ville et des prisons” et d’une mère d’ascendance basque espagnole. Le Bon Dieu, par l’intermédiaire de la Très Sainte Vierge Marie, médiatrice de toutes les Grâces, lui accorda, dés son plus jeune âge , des faveurs extraordinaires ; il fut en effet, alors qu’il était âgé de trois ans et atteint d’un mal incurable  auquel  aucun médecin n’entendait rien, guéri miraculeusement après avoir été placé par sa mère devant la Vierge du Boucau au sanctuaire de Saint Bernard.

Il reçut l’appel à la Sainte Vocation très tôt et entra au petit séminaire et montra en outre des dispositions pour l’apprentissage des disciplines scientifiques.

En 1820 il intégra le séminaire de Saint Sulpice à Paris, mais, malade, du retourner à Bayonne. L’année suivante, il fut envoyé au séminaire de Laressore à Bayonne où il passa neuf années.

Sa formation philosophique et  théologique achevée il reçut le diaconat puis l’Ordre et fut nommé prêtre le dix-sept décembre 1825 dans la grande chapelle du séminaire de Bayonne, puis devint vicaire de la cathédrale de Bayonne en 1831.

Elevé dans une famille disposant de peu de ressources, il fut sensibilisé très tôt à la détresse sociale qu’entraîne la misère et tout particulièrement celle des petites orphelines. Désireux de leur venir en aide, il créé un foyer; dans son projet d’éducation il sera très vite secondé par sa soeur Elise.

Un autre problème préoccupait l’abbé Cestac: beaucoup de jeunes filles voulant échapper à leur misérable condition dans les campagnes montaient vers les villes, et, inexpérimentées sombraient dans la prostitution ou la délinquance. Dans un premier temps il se contenta d’accompagner ces pauvres estropiées de la vie vers différents lieux de refuge et institutions tenus par les Chères  Soeurs ; mais, bientôt, la “demande” fut telle, que faute de places disponibles, il fut contraint de trouver une autre solution. Un soir il vit arriver deux de ces pauvres filles qui lui demandaient de les accueillir, ce qu’il fit ; il leur offrit un logement dans un grenier de “La Maison de Orphelins”. Inévitablement, cette décision fit grincer de nombreuses  dents dans la ville…

La Divine Providence inspira à l’abbé la création d’une oeuvre s’inscrivant dans un nouveau plan de rééducation, à la campagne, loin des agitations de la ville et du quand- dira-t-on.   Une maison fut acheté à Anglet   en 1838 , cette maison deviendra “Notre Dame du Refuge”. Les bonne volontés ne manquant pas et le succès ne se faisant pas trop attendre ( notre Maman du Ciel y veillait) , il fut demandé à l’abbé Cestac de dépêcher quelques une de ses auxiliaires pour le service du Lycée de Toulouse. L’Ordinaire des lieux, Monseigneur Lacroix profita de l’occasion pour lui proposer la création d’un congrégation religieuse; le six mai 1842 les “Servantes de Marie” étaient nées…

L’abbé Cestac ayant, par héritage, acquis une petite maison en bois sur un lopin de terre, c’est dans ce bien modeste logis que les 14 premières servantes de Marie achevèrent de se “racheter”.

A la faveur de la loi Falloux et devant le succès grandissant de l’oeuvre, l’abbé lança les religieuses dans l’enseignement, lui-même devint maître après que la congrégation a obtenu un statut légal.

En 1860 la congrégation devint autonome avec à sa tête une supérieure générale. Les Servantes de Marie avaient déjà essaimé un peu partout en France; peu de temps après elles s’implanteront en Espagne, Amérique latine, Afrique et même en Inde.

Pour la petite histoire, l’impératrice Eugénie vint prier  à Anglet, à la chapelle Saint Bernard, pour obtenir la faveur d’une maternité. L’abbé Cestac mu par une inspiration divine l’assura publiquement d’une issue favorable.

Le vingt-sept mars  1868, le “bon Monsieur l’abbé” remit son âme  à Dieu.

L’abbé Cestac est très connu également pour avoir,  à l’instigation et sous la dictée de la Très Sainte Vierge Marie, rédigée la fameuse prière “Auguste Reine des Cieux”.

Ecoutons ce que dit l’hagiographe de ce fait extraordinaire: “le 13 janvier 1863, une âme accoutumée aux bontés de la Très Sainte Vierge, subitement frappée comme d’un rayon de clarté divine, crut voir les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps l’Auguste Mère de Dieu lui dit que l’heure était venu de la prier comme Reine des Anges, et de lui demander d’envoyer les légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer:

” Ma mère, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu’on vous le demande ?”

-“Non, la prière est une condition posée par DIEU même  pour pour l’obtention des grâces.”

-“eh bien ! ma Mère, voudriez-vous  m’enseigner vous -même comment il faut vous prier ?”

Et la Très Sainte vierge lui dicta la Prière : “Auguste Reine”.

Au premier tirage les presses se brisèrent trois fois. Mais sous l’impulsion du bienheureux abbé Cestac, fondateur de Notre Dame du Refuge, cette prière s’est répandue dans l’univers catholique, accompagnée partout de faveurs extraordinaire.

En voici le texte intégral :

Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresses des Anges, vous qui dés le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement : envoyez vos légions céleste pour que, sous vos ordres et  PAR VOTRE PUISSANCE, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.” Qui est comme Dieu ?” O bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance ! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi ! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous !

 

Charles Meret Zolver

 

 

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