Saint Charbel Makhlouf : transparent de Dieu.

st.-charbel-makhlouf-1024x675Pour ces quelques lignes consacrées à une des plus grandes figures mystiques de ces deux derniers siècles, nous nous permettons, en guise de titre, de paraphraser le titre de l’ouvrage*, hagiographique, de M. l’abbé Derobert consacré au saint Padre Pio; non pas que l’on puisse mettre totalement en parallèle l’existence terrestre de ces deux saints de l’Eglise, mais il faut bien admettre, que , nous avons, dans les deux cas, affaire à des êtres  hors du commun, totalement absorbés, perdus en Dieu…

Saint Charbel est né en 1828 dans les monts du Liban dans une petite localité nommée Bekaa Kafra. Ses parents, très pauvres, eurent en tout cinq enfants. Son père, muletier, réquisitionné par l’armée turque, mourut à la tâche en 1831 . Plus tard, sa mère épousa en seconde noce, un homme qui  intégra les ordres et devint le curé du village.

Ainsi, dés ses premières années, le jeune Youssef baigna dans une atmosphère de piété et de recueillement, en outre,  deux de ses oncles ayant embrassé la vie érémitique  , son chemin vers la sainteté semblait tout tracé… Il eut très tôt la responsabilité du troupeau familial qu’il emmenait non loin de la demeure de ses parents, à proximité d’une grotte dans laquelle il avait placé une icone de la Sainte Vierge, et où il aimait à rester des journées entières en oraison.

Ame prédestinée, il quitte en 1851  sa famille et débute son noviciat au monastère de Notre Dame à Mayfouq, plus tard,  il fut transféré au monastère Sant Maron à Annaya près de Beyrouth ; c’est là, en 1853, qu’il prononcera ses voeux perpétuels et prendra le nom de Charbel.

En vue d’accéder au sacerdoce,  Il fit ses études de philosophie et de théologie au séminaire Saint Cyprien et Justin à Kfifan, parmi les religieux qui  y enseignaient figurait le père Nimatullah Kassab qui sera également canonisé. Charbel sera ordonné six ans plus tard le 23 juillet 1859 , puis sera finalement renvoyé au monastère Saint Maron où il mènera l’austère vie de ses contemporains religieux vivant dans cette inhospitalière terre.

Bien qu’ayant toujours aspiré à la vie érémitique, ce n’est qu’en 1875 que le père abbé de la communauté lui accordera ce  privilège. En conséquence, il sera envoyé à la Chapelle des Saints Pierre et Paul dans un ermitage dépendant du monastère, c’est là, dans sa thébaïde, après avoir une dernière fois célébré le Saint Sacrifice, le 24 décembre 1898, qu’il  terminera sa très discrète vie terrestre.

Le Bon Dieu semblait désirer que Son Action , extraordinaire, au travers de cette âme privilégiée,  ne fût visible qu’après sa mort .

ll fut décidé de l’inhumer le jour  de la Nativité de Notre Seigneur. Son corps fut transporté au monastère, un des religieux ayant pris part à l’opération nous rapporte qu’avant le transport de la dépouille, les conditions météorologiques étaient exécrables, qu’il neigeait abondamment, que le ciel était rempli d’épais nuages noirs ne laissant rien présager de bon. Dés que l’on commença à déplacer le corps, la neige cessa et les nuages disparurent soudainement.

Plusieurs mois après son ensevelissement, des religieux constatèrent qu’un halo de lumière entourait sa sépulture, ils informèrent le père abbé qui ordonna que l’on fît ouvrir le tombeau, qui découvrit à la vue de tous un corps, malgré les aléas climatiques, parfaitement intact et préservé. Depuis ce jour, il fut également constaté qu’un liquide semblable à du sang, mais d’aspect sain et d’odeur agréable,  s’écoulait de la dépouille du saint. A ce jour, aucun scientifique n’est à même de déterminer une cause naturelle à l’origine de ces phénomènes.

Depuis sa mort, jusqu’ à l’année 1965,  la tombe de Saint Charbel  a été ouverte à cinq reprises; à chaque fois de nombreux témoins oculaires purent constater l’écoulement du mystérieux liquide et le parfait état de conservation du corps, comme s’il semblait encore en vie.

Phénomène étonnant , en 1976 il fut décidé d’ouvrir à nouveau le tombeau du saint, en présence notamment  du père Joseph Mahfouz, postulateur de la cause de béatification de Charbel auprès du Saint Siège et déjà présent lors de l’exhumation de 1965, cette fois là, le spectacle fut tout autre : le corps était complètement décomposé, il ne restait que le squelette.

Le 5 décembre 1965 le pape Paul VI déclara Charbel “Bienheureux” par son “ascétisme et son dépouillement qui lui permirent de libérer son âme des “chaînes” spirituelles entravant son chemin vers Dieu”. La canonisation du saint moine eu lieu le 9 octobre 1977 par le même pontife.

Depuis sa mort, on ne cesse d’attribuer à ce saint, qui passa totalement inaperçu de son   vivant, une quantité innombrable de miracles et de faits extraordinaires, à telle enseigne, que l’on peut dire de lui, qu’à l’instar d’une Sainte Thérèse de Lisieux “il passe son Ciel à faire du bien sur la Terre…”

 

 

 

*Padre Pio Transparent de Dieu aux éditions Hovine

La Fille Aînée de l’Eglise livrée aux barbares.

BAPTEMECLOVISA l’heure où une opération terroriste sans précédant vient de frapper notre pays,   il  est plus qu’urgent que le réalisme et le pragmatisme se substituent  aux idéologies progressistes, et malheureusement dominantes, qui gangrènent nos sociétés depuis bien trop longtemps déjà.

Combien de “Bataclans” et de Merahs  faudrat -il laisser passer encore pour que nous cessions  de nous mentir? Les gouvernements successifs qui depuis plus de quarante ans, pour reprendre la terminologie”technocratique” n’ont eu de cesse de réduire le format de nos armées, de faire sauter les frontières, d’accorder la nationalité française à des gens issus de civilisations dont les croyances, systèmes de valeurs et modes d’organisation de sociétés différent totalement des nôtres, les rendant inassimilables, voir même inintégrables, sont directement responsables de la situation chaotique dans laquelle se trouve notre chère Patrie . L’ouverture des frontières et le mode d’acquisition de la nationalité, sans mentionner la “crise” actuelle des” migrants”, permettent aux pires des criminels d’échapper à la plupart des contrôles, rendant ainsi l’espace Européen extrêmement vulnérable à toute attaque.

Malgré les mesures mises en place: proclamation de l’état d’urgence, vote récent par le Parlement d’une loi sur le renseignement, rétablissement partiels des contrôles aux frontières, nous ne devons surtout pas nous leurrer,   les attentats se répéteront . La crise majeure que nous traversons  actuellement n’est pas le fait, simplement, d’une conjoncture internationale défavorable à nos “intérêts”, elle est liée aux structures mêmes de nos sociétés. En effet, conséquence directe des deux guerres mondiales et de leurs cortèges d’atrocités, l’Europe, politique s’entend,  s’est bâtie sur le rejet de la guerre , avec pour  heureuse conséquence, soixante -dix ans de paix, mais, inévitable revers de la médaille, et plus encore après la chute “du rideau de fer”, les européens ont cru qu’un conflit majeur affectant  la partie occidentale de notre vieille Europe n’était plus envisageable , en conséquence ,erreur fatale,  ils ont baissé la garde .

Ces  actes de guerre, outre le fait qu’ils sont d’une intensité inconnue jusqu’ alors, revêtent un caractère quasi symbolique, les “cibles”, en effet, n’ont pas été choisies au hasard : une salle de spectacle dans laquelle se déroulait un concert de hard-rock, le Stade France, des terrasses de restaurant; tous ces lieux symbolisent  la décadence, la laïcisation de la société, la dépravation, en un mot la “société des plaisirs” à laquelle ces “fous de Dieu” nous assimilent. Rappelons le, ces  assassins ne se voient pas comme des terroristes , mais comme des soldats du califat , qui de fait, ne font rien d’autre qu’appliquer , de manière littérale, la loi coranique. Et c’est bien ici que se situe le noeud du problème, en effet, l’être humain, est, par nature, portée vers le mal. Or, quand une idéologie, une  religion , ou plutôt un totalitarisme comme l’Islam ,  légitime, encourage même, les plus bas instincts de l’homme, il “décage”, comme écrivait le grand Huysmans*,   le fauve qui est en lui. On peut donc raisonnablement penser que certains sectataires  de Mahomet sont  littéralement en état de possession démoniaque.

Une fois de plus, l’histoire bégaie, nous nous retrouvons dans la situation de l’empire Romain en cours de dislocation  sous l’effet des invasions barbares, à la seule différence, mais elle est de taille, c’est que des ruines de l’empire est née l’Europe chrétienne. En effet, ces envahisseurs, tout “barbares” qu’ils étaient, provenaient d’un même socle civilisationnel , ce qui , sur le long terme, les rendait, une fois sédentarisés, “miscibles”. De nos jours , la situation est tout autre, les nouveaux barbares, au judéo-christianisme, et même plus largement à la civilisation gréco-latine, voudraient substituer le califat.  N’en déplaise aux tenants de l’idéologie progressiste dominante , passés maître dans l’art de manier la doxa,  nous sommes donc,en l’occurrence,  bel et bien confrontés à un choc de civilisations  .

Pour venir à bout de cet adversaire, nous devrons d’abord nous réarmer spirituellement et idéologiquement, en effet, avec l’Islam , il n’ y a  pas de coexistence pacifique possible, il s’agit toujours d’un rapport dominant-dominé. L’adversaire, contrairement à notre occident décadent, possède une mémoire, il attend patiemment son heure- le démon ne se repose jamais- et il sait mettre à profit la moindre de nos faiblesses. L’Islam “des lumières”, pour l’instant, n’ est  qu’ un mythe, nos adversaires ne nous ferons aucun cadeau, soyons en persuadés. Confions notre pauvre France à Notre Dame par la récitation quotidienne du Très Saint Rosaire.

” Les gens d’armes livreront la bataille,  mais Dieu donnera la Victoire”  ( Sainte Jeanne d’Arc) . Haut les Coeurs!

 

 

 

Charles

 

 

 

 

 

 

*cf notre article d’aôut 2015