Bienheureux Louis Edouard Cestac: Un modèle de piété mariale.

Louis Edouard Cestac est né à Bayonne le 6 janvier 1801d’un père “Chirurgien de la ville et des prisons” et d’une mère d’ascendance basque espagnole. Le Bon Dieu, par l’intermédiaire de la Très Sainte Vierge Marie, médiatrice de toutes les Grâces, lui accorda, dés son plus jeune âge , des faveurs extraordinaires ; il fut en effet, alors qu’il était âgé de trois ans et atteint d’un mal incurable  auquel  aucun médecin n’entendait rien, guéri miraculeusement après avoir été placé par sa mère devant la Vierge du Boucau au sanctuaire de Saint Bernard.

Il reçut l’appel à la Sainte Vocation très tôt et entra au petit séminaire et montra en outre des dispositions pour l’apprentissage des disciplines scientifiques.

En 1820 il intégra le séminaire de Saint Sulpice à Paris, mais, malade, du retourner à Bayonne. L’année suivante, il fut envoyé au séminaire de Laressore à Bayonne où il passa neuf années.

Sa formation philosophique et  théologique achevée il reçut le diaconat puis l’Ordre et fut nommé prêtre le dix-sept décembre 1825 dans la grande chapelle du séminaire de Bayonne, puis devint vicaire de la cathédrale de Bayonne en 1831.

Elevé dans une famille disposant de peu de ressources, il fut sensibilisé très tôt à la détresse sociale qu’entraîne la misère et tout particulièrement celle des petites orphelines. Désireux de leur venir en aide, il créé un foyer; dans son projet d’éducation il sera très vite secondé par sa soeur Elise.

Un autre problème préoccupait l’abbé Cestac: beaucoup de jeunes filles voulant échapper à leur misérable condition dans les campagnes montaient vers les villes, et, inexpérimentées sombraient dans la prostitution ou la délinquance. Dans un premier temps il se contenta d’accompagner ces pauvres estropiées de la vie vers différents lieux de refuge et institutions tenus par les Chères  Soeurs ; mais, bientôt, la “demande” fut telle, que faute de places disponibles, il fut contraint de trouver une autre solution. Un soir il vit arriver deux de ces pauvres filles qui lui demandaient de les accueillir, ce qu’il fit ; il leur offrit un logement dans un grenier de “La Maison de Orphelins”. Inévitablement, cette décision fit grincer de nombreuses  dents dans la ville…

La Divine Providence inspira à l’abbé la création d’une oeuvre s’inscrivant dans un nouveau plan de rééducation, à la campagne, loin des agitations de la ville et du quand- dira-t-on.   Une maison fut acheté à Anglet   en 1838 , cette maison deviendra “Notre Dame du Refuge”. Les bonne volontés ne manquant pas et le succès ne se faisant pas trop attendre ( notre Maman du Ciel y veillait) , il fut demandé à l’abbé Cestac de dépêcher quelques une de ses auxiliaires pour le service du Lycée de Toulouse. L’Ordinaire des lieux, Monseigneur Lacroix profita de l’occasion pour lui proposer la création d’un congrégation religieuse; le six mai 1842 les “Servantes de Marie” étaient nées…

L’abbé Cestac ayant, par héritage, acquis une petite maison en bois sur un lopin de terre, c’est dans ce bien modeste logis que les 14 premières servantes de Marie achevèrent de se “racheter”.

A la faveur de la loi Falloux et devant le succès grandissant de l’oeuvre, l’abbé lança les religieuses dans l’enseignement, lui-même devint maître après que la congrégation a obtenu un statut légal.

En 1860 la congrégation devint autonome avec à sa tête une supérieure générale. Les Servantes de Marie avaient déjà essaimé un peu partout en France; peu de temps après elles s’implanteront en Espagne, Amérique latine, Afrique et même en Inde.

Pour la petite histoire, l’impératrice Eugénie vint prier  à Anglet, à la chapelle Saint Bernard, pour obtenir la faveur d’une maternité. L’abbé Cestac mu par une inspiration divine l’assura publiquement d’une issue favorable.

Le vingt-sept mars  1868, le “bon Monsieur l’abbé” remit son âme  à Dieu.

L’abbé Cestac est très connu également pour avoir,  à l’instigation et sous la dictée de la Très Sainte Vierge Marie, rédigée la fameuse prière “Auguste Reine des Cieux”.

Ecoutons ce que dit l’hagiographe de ce fait extraordinaire: “le 13 janvier 1863, une âme accoutumée aux bontés de la Très Sainte Vierge, subitement frappée comme d’un rayon de clarté divine, crut voir les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps l’Auguste Mère de Dieu lui dit que l’heure était venu de la prier comme Reine des Anges, et de lui demander d’envoyer les légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer:

” Ma mère, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu’on vous le demande ?”

-“Non, la prière est une condition posée par DIEU même  pour pour l’obtention des grâces.”

-“eh bien ! ma Mère, voudriez-vous  m’enseigner vous -même comment il faut vous prier ?”

Et la Très Sainte vierge lui dicta la Prière : “Auguste Reine”.

Au premier tirage les presses se brisèrent trois fois. Mais sous l’impulsion du bienheureux abbé Cestac, fondateur de Notre Dame du Refuge, cette prière s’est répandue dans l’univers catholique, accompagnée partout de faveurs extraordinaire.

En voici le texte intégral :

Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresses des Anges, vous qui dés le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement : envoyez vos légions céleste pour que, sous vos ordres et  PAR VOTRE PUISSANCE, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.” Qui est comme Dieu ?” O bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance ! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi ! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous !

 

Charles Meret Zolver

 

 

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